« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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Je suis Paris Bruxelles Nice Berlin Afrique Moyen Orient Je suis monde Je suis en vie Je suis ici

14 déc. 2017

À bouche que tu veux


 « Je suis vieille et je vous encule
Avec mon look de libellule
Je suis vieille et je vais crever
Un petit détail oublié... » 

Brigitte Fontaine n'a jamais Budō
Juste fumée quelques pousses de roseau
Quoique la souplesse de son corps
Comme celle de sa langue 
Au cour de l'au-delà
Est devenue un art martial
Lui a permis d'oser
Alors que d'autres sylphides 
Ce sont retrouvés bec dans l'eau
Au milieu d'une partouze 
D'animaux pleins de bagouzes
Qui aujourd'hui crient
« Balance ton phacochère et tendre » 
Pourtant bon marché
L214 est d'accord
Les poules pondeuses
Ainsi auront 
La peau exempte de toutes rides
Pourquoi
Parce qu'elles le valent bien
Facile
Hypocrisie
À bouche que tu veux

Si les temps changent 
Dire comme rire
N'est plus permis
Les libellules resteront 
Légères et lucides
Au-dessus de l'armée des ombres

Et au diable le paradis
Même les phoques de BB
L'auront dans le fion
Un préservatif vient d'être élu 
Roi de France

Et pendant ce temps Areski compose
Je ne connais pas cet homme
Moi non plus


5 déc. 2017

Jean d'Ormesson

Quelques citations qui m'approchent de Jean d'Ormesson

« Le ski, c’est inutile, dira-t-on. Oui c’est inutile comme la vie. Et grisant comme elle. »
Il avait la même vénération pour Marcel Usannaz son moniteur que pour Bachelard ou Jankélévitch !

« C'est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle. »

Voilà tout est dit pour ce soir.
Mon dernier rêve sera pour vous...




Son côté mondain critiqué par certains loufoques 
n'effacera pas sa plume

Jean d'Ormesson Œuvres

25 nov. 2017

Le petit-suisse est nègre

Le petit-suisse est nègre 

Au temps où le petit-suisse aimait les tête-de-nègre 
Le monde tournait-il moins bien qu'aujourd'hui

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À croire 
Que le temps sur la peau 
Ne prend aucunes rides
Quand les moulins à vent
Parlent aux éoliennes

Le blé blond devient noir
Ce n'est pas une miette de pain
C'est la déclinaison de la terre 
Entière
Qu'aimerait l'humus des sens
Ni exploitants ni exploiteurs

D'une plume de l'ombre
À la plume d'Aimé Césaire
Inspirée dramatique et légère
Liée à un mouvement culturel
Quelles différences
Sur le fond des âmes  
Entre un nègre littéraire
L'itinéraire d'un nègre
Ou un petit-suisse

L'un est libre de se cacher
Dans le blanc des yeux 
De ses futurs lecteurs
De se détacher
Pour partir attaché
Sur les ailes de sa colombe
Par nécessité de survie
L'autre
Migrant 
Attrapé et parqué
Aux heures où l'homme est bête
Est vendu aux enchères 
Comme esclave
À un homme au sang bleu
Pendu aux ficelles 
De l'ogre bien-pensant
Hasard 
Mon prête plume 
Est entrain de mûrir 
Dans le tiroir de la chancellerie
Où le petit-suisse 
Au bord du lac des insignes
Attend des lèvres charnues et roses
Qui lui rappellerons 
Vers quelle faim 
Il sera applaudi
Au palais des sauveurs

Nations unies 
Et puits

9 oct. 2017

Douce France

Hiver 2013

Douce France
Pays de mon enfance
Où est passé notre insouciance
Douce misère
Pays en colère
Où est passé Yvette Horner

Sans timbre ni enveloppe
Je pose mes fesses face à la porte
De l’ancienne poste
Celle des toilettes mixtes
Un service public qui a bien fini
Le restaurant est bondé
J’arrive souvent le dernier
Une odeur confuse
Rattrape mes sinus
L’homme sage
N’est pas un portemanteau
Ni un pet de lapin
Il n’a pas qu’un usage
Il est apte à tout et je rajouterai
Qu’il s’adapte à tout
Quand tu as l’estomac vide
Tu ne regardes plus la déco
Valérie Damidot ou ses lolos

Tant d’hommes méprisent les femmes
Comme celui en face de moi
Le chef du rayon boucherie
Qui parle tout seul la bouche pleine
Enfin ses lèvres bougent ses oreilles aussi
Avec ses gros osselets sales
Qui poussent sa bidoche
Contre les flageolets de la Mère Horner
Les femmes sont difficiles
Il me parle ce crétin des Alpes
Si vous vous liez d'amitié avec elles
Elles deviennent insatiables
Il pourrait me regarder quand il me parle
Et si vous les ignorez
Elles vous en gardent rancune
Ah c’est le peuple qui se fout de la charité
Mais ils parlent de son hôtesse de caisse
Oui il n’aime pas prendre l’avion
Trop lourd trop fort trop typé
Et l’homosexuel à ma gauche
Le chef du rayon cosmétique
Il en pense quoi de cet animal
Il reste confus sur son nuage
Il décolore mon bleu de Prusse
Avec son air méfiant
Oui je suis pour le mariage
Si je suis invité à la noce
Sinon je m’en fous comme les gens civilisés
Qui regardent le monde tel qui l'est

Et je pense à mes voyages opalescents
Au cœur de mes montagnes
Ces puretés mélange incessant
D’horizontalité et de verticalité
Tout s’évapore dans la musique
Une valse au contour imprécis
M’invite à déposer mon regard
Sur un des murs du restaurant
Un tableau sans cadre m’aspire
Dans le noir au milieu d’ombres agitées
Je pars rejoindre mon festin animé
Pour semer mes pensées dans la neige
Dans le blanc des yeux du macadam
Je récolte les morceaux les drames
Je suis l’aube rouge de mon territoire
J’aime mon égérie sarcastique
Je crie liberté je crie des saletés
Je crie l’amour je crie des obscénités
En brandissant ma langue
Hors de ma bouche
Interpole veut ma peau
Enfin la grosse langue de bœuf
Le milieu veut ma tête
Enfin le futur marié propose son cul
Le politique veut m’appâter
Enfin l’inspecteur des impôts
Ou l'agent de sécurité cynophile
Et mon voisin me veut à la morgue
Si je prends la dernière tarte Tatin

Ma violence mon amour
Elle peut me condamner
Ma violence ma haine
Elle peut me sauver
Ma violence mon arme
Elle peut me tuer
Tout le monde le dit
Celui qui règne par les armes
Périra par les armes
Mais que pèse mon égérie dans mon assiette
Des tours de passe-plats d’ici ou là
Orchestrés par les multinationales
Du crime de l’herbe de la farine
Par les politiques de ce pays
Béni par l’inactivité de leurs âmes
Pour un oui pour un non
Je cours déposer ma violence
Et mon fric chez un politique
Entre un petit vol un hold-up
Je veux être l’ordre de mon quartier
Sans me faire prier ni travailler
Yvette Horner a fini de jouer du haut-parleur
Je tombe des nues
Au milieu de grasses baigneuses
Du set de table de Cézanne
Ouvre-toi la formule est fausse
D'où la serveuse avec l’addition

Je reviens à moi dans ce bas monde
Vivre par procuration est une folie
Notre apparat éternel
D'angoisses de déviances humaines
Agrippé à la sente de nos vies
A eu raison de lui et d’eux
Enfants femmes et vieux
Ces milliers d’exilés sans papiers
Ces milliers sans domiciles fixes
Ou mobiles à travers quais et rues
À travers champs de ruines d’immondices
À l’angle de ce restaurant
Se trouve l’ascenseur céleste
Le carrefour où la musique
Est la nébuleuse de l'art
Le jardin d’Eden où le parfum
De jasmins de roses est une mélodie
La vie simplement où la poésie
Est la partition du bonheur

Arrive l'heure de nous élever
De ma chaise c’est un bon début
Pour jouir ensemble de la vie
C'est notre travail à accomplir
Le tout dans la joie la persévérance
Dans l’art et la manière de nos amours
Il gèle fort ce midi
Le restaurant est vide
Je pars le dernier comme d’habitude
Rejoindre les étoiles de ma vie

...

Printemps 2017

L'eau a coulé sous les ponts

Les yeux dans le ciel 
Me voilà entre deux nuages
Où apparaît deux visages
Inspiré j'écris 

Où sont les mouches

Sur une passerelle en fil d'or et de soie
Riche abstention je ne serai plus avec toi

Par le bris du miroir de la vitalité
J'ai vu tant de pauvreté pour ne rien cacher
Des jours immobiles qui deviennent des nuits
Des milliers d'ailes chastes déjà avachies
Des vies fantômes sans l'ombre d'une jouissance
Il y a la silhouette aux longues fréquences 
Avec ses mensonges aux histoires vécues
Et le jeune énarque à la langue bien pendue
Je change de hauteur pour dépeindre la foule
Une basse-cours où s'affrontent coqs et poules
Cochon de l'espèce cheval de Troie d'ailleurs
La faucille du paysan veut l'argent du beurre
Et ses sots finiront borgnes ou culs-de-jatte
Dans l'écurie des purs-sangs à grand coup de latte
Au coin de l'assemblée un coiffeur chirurgien
Coud la sainte perruque de Marianne en vain
Sur le crâne élu le plus vieux sage en déplaise
Et ses bigoudis à la comédie française

Dit petit prince dessine-moi un mouton
In fine je voterai sans grande illusion

...

Automne 2017

Je viens de me réveiller 
Douce France
Je n'ai pas changé 
Mes deux chiens viennent me lécher les joues
Rien n'a changé 
C'est l'heure d'aller au boulot
Les pieds dans la boue
La tête sous l'eau

1 mai 2017

Où sont les mouches


Sur une passerelle en fil d'or et de soie
Riche abstention je ne serai plus avec toi

Par le bris du miroir de la vitalité
J'ai vu tant de pauvreté pour ne rien cacher
Des jours immobiles qui deviennent des nuits
Des milliers d'ailes chastes déjà avachies
Des vies fantômes sans l'ombre d'une jouissance
Il y a la silhouette aux longues fréquences 
Avec ses mensonges aux histoires vécues
Et le jeune énarque à la langue bien pendue
Je change de hauteur pour dépeindre la foule
Une basse-cours où s'affrontent coqs et poules
Cochon de l'espèce cheval de Troie d'ailleurs
La faucille du paysan veut l'argent du beurre
Et ses sots finiront borgnes ou culs-de-jatte
Dans l'écurie des purs-sangs à grand coup de latte
Au coin de l'assemblée un coiffeur chirurgien
Coud la sainte perruque de Marianne en vain
Sur le crâne élu le plus vieux sage en déplaise
Et ses bigoudis à la comédie française

Dit petit prince dessine-moi un mouton
In fine je voterai sans grande illusion


...

5 févr. 2017

Pataquès

De miss univers à miss galère
Le cerf broute le gazon sur mars
Et ça repart

Il y a des gestes prosaïques
Qui sont des gestes invincibles
L'ogive n'est pas une plume noire 
Juste une nervure musicale 
Une encre numérique pour l'éternité

Si l'on sait naviguer
Sur l'eau trouble de la toile
Envie de moderniser le long
Avant de voler au secours du court
Ma fibre est-elle en bon état
Pour attirer l'audience à écouter
Votre agrément est essentiel

Bien qu'avec l'âge
Il est plus difficile
De masquer la fatigue
Après une séance d'hygiène
Cet art d'être ensemble
Me pousse encore plus près de vous
De vous sentir avec moi
Contre moi
Une quête du bonheur
Où les « fousentiments »
Sont des oiseaux de paradis
En vol stationnaire
Et les ogres
Des nains de jardins en paille
Enduit de saindoux

Ah si j'avais pris l'avion à l'heure
Je ne serais pas là
À écrire des vers
Sans étoiles ni têtes
Finalement
Être conscient et reconnaissant
D'avoir la chance
De vivre librement
Au coin du feu
Ou allongé sur une peau de bête
Qu'on n'a pas tué
Parce qu'elle n'est que pure imitation

Libérer
Ce n'est pas écrire
Ou parler
C'est faire
Alors faisons

Ah et si j'ai décidé de faire le contraire
De ce qu'on m'a toujours dit
Ce n'est pas simple
Mais ça rend plus fort

Cynique et pessimiste
Je crois à des jours meilleurs
Orgueilleux ou péremptoire
Juste une paire audacieuse
Démotivé et paresseux
Un brin pragmatique
Égoïste et jouisseur
Un brin de vérité
Avec une part visible d'altruisme
Quand tu touches à l'autre
Par identification
Tu me touches

Alors requinqué