« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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25 déc. 2016

Je n'ai pas le ver solitaire

Il est temps de vous dire une vérité
Qui est James Px.
J'ai lu récemment sur un blog
« Tout dépend de qui vous êtes »
Si vous êtes un aficionado
De la dent creuse 
Sachez que j'ai la peau dure

Si vous êtes (encore) un rouge-gorge familier
Je suis un fils d'Apollon ou un bourgeois
Intellectuel et individualiste
Un sommelier de vers vides
Fondamentalement un ennemi 
De votre classe endoctrinée au chou-rave
Labourant les champs de vigne
De la sous-culture internet

Si vous êtes coranique ou fantomas
Je suis un adepte des pieds paquets 
Un mécréant de premier choix
Marchant sur les œufs prophétiques de la liberté
Caressant le dos du porc
Pour lui redresser avec l'art et la lanière
Sa queue en tire-bouchon
Et trinquer l'aréole de la « félibresse »

Si vous êtes bien encré au fond du trou
À l'extrême droite de mon auriculaire
J'entends être un traître à la nation 
Un Europhile convaincu
Et si les nuages ne s'arrêtent pas aux frontières 
Pourquoi les hommes 
N'auraient pas cette chance
D'aimer le sol de votre collabo d'aïeul

Si vous êtes au centre dégonflé
Ce qui vous évite de prendre de la hauteur
Car vous souffrez d'acrophobie 
De la langue blanche qui penche 
Vers le vent d'une aliene fraîche
Je ne fais hélas pas parti de cette ethnie 
Qui suce François Nicolas des manivelles
Tous les cinq ans à la messe de Noël

Si vous êtes un sans liste en slip kangourou
À la tâche Béarnaise Corse ou Bretonne
Je ne suis pas un chasseur de farfadets 
Qui souhaite bouillir à quatre vingt dix degrés 
Votre langue de foi votre âme péninsulaire
Les tirelires en bois de vos touristes
Ou qui cherche un asile psychiatrique
À l'abri du monde vivant

Si vous êtes un social démoniaque 
Ou même vaguement à gauche de mon pouce
Je suis un libéral qui critique les acquis 
D'un état providence en faillite 
Et j'enfile les syndicats les « bourreaucrates »
Et pulvérise les morpions intérimaires 
Non élus et « multifonctionnaires »

Si vous êtes militariste à la ferme des mille vaches
Je suis sans l’ombre d’un poil de chameau
Un missile sans cervelle sans doute
Ne vous trompez pas de cible
La souris fait peur au éléphant
Et partagera avec l'Éthiopien 
Sa dernière ration bio 
De fromage sans antibio (tique)

Si vous êtes altermondialiste ou pacifiste 
Une sorte de ratatouille anarchiste 
Qui aime la tomate à la belle pulpe vert lime
À la saveur douce et peu acide
Je suis de toute évidence 
Un inconscient qui se désuni de l'opprimé
Par sa critique de la tolérance 
Et son refus d’adhérer 
À la clownerie du commerce équitable

Si vous êtes environnementaliste ou écologiste
Je suis dans votre poche 
Hélas avec un trou d'air 
Qui rejette le principe du développement durable 
Car j'utilise ma voiture hybride 
Pour vider mes déchets au tri sélectif
Sur une ancienne décharge 

Si vous êtes conservateur 
Avec un hostie sur la langue 
J'aime la chair de la cuisse 
Et la grenouille sur son nénuphar
Je suis un perverti qui se moque 
De l'ecclésiastique qui sort d'une tourte
Au chaussé aux moines

Si vous êtes inclassable
Dans un des paragraphes qui précèdent
Je parie que vous feriez une excellente muse
Ce goût de vivre 
Comme s’il n’y avait pas de lendemain 
M'happe soudainement
Êtes vous libre pour ma prochaine prose
Je n'ai pas le ver solitaire




15 oct. 2016

Le casse-tête chinois

Premier slogan d'un looser
Terroriste de l'impuissance
Qui cherche le point cardinal
Celui de la confiance
Entre le haut et le bas
En évitant le centre du débat
« Seul
Celui qui méprise les sans-dents
Aura la puissance »

Le casse-tête chinois intervient

On ne devient pas président
Avec le mot prophète
Collé sur le front
Devant Youtube
Ou à la kermesse
D'un village people
On devient président
Grâce à ce qu’on prétend
Alliant rêve et réalité
L’un des deux doit-être plus fort

Le looser cherche encore
Encadré par deux Mentos chocolat
Un mentor acidulé

Et suit un deuxième slogan
Celui d'un faux-cul
Du torchon et du papier toilette
Qui cherche les caries sans les éradiquer
Entre le palais de l'Élysée
Et la cour des miracles
« Seul
Celui qui soigne les sans-dents
Aura la connaissance »

Le casse-tête chinois recommence

On ne devient pas président
Avec le mot promo Voltaire
Inscrit sur le front
En tête de gondole
Ou face à la fontaine des quatre sans cul
On devient président
Grâce à ce qu’on vaut réellement
Alliant fermeté et liberté
L’un des deux doit-être plus fort

Le faux-cul cherche encore
Encadré par deux pies voleuses
Une femme soumise

Et je finis par mon propre slogan
Moi piètre poète
Qui pouvais-je bien être
Sans oublier l'autre
Sentez-vous mon âme cavaleuse
« Seul
Celui qui greffe son cœur à l'autre
Aimera sa mort »

Le casse-tête chinois m'interpelle

On ne devient pas poète
Avec le mot Tartuffe
Inscrit sur le front
Devant le jugement dernier
Ou devant un sans papier
On devient poète 
Grâce à ce qu’on ressent
Alliant victoire et défaite
Divisées à part égale

Le poète cherche encore
Encadré par deux oreilles loufoques
Une satire équivoque

*

« Juste retour, Monsieur, des choses d’ici-bas ;
Vous ne vouliez point croire, et l’on ne vous croit pas. »






29 août 2016

Du port-salut au burkini


1816
Les moines reviennent d’exil après avoir fui les événements de la révolution française et l’aliénation des biens de l’Eglise. Ils arrivent à un gué, sur la  Mayenne, appelé Port Rhingeard.
Posant pied à terre, les Moines  s’exclament : « ici est notre salut ! ».
Le gué devient le « Port Salut »  et l’abbaye devient donc l’abbaye Notre Dame de Port Salut.
Les Moines cherchent à fabriquer du fromage pour conserver le lait, ainsi est né le Port Salut !


 2016
Après avoir été dérouté
Le burkini débarque sur les plages françaises
Imprimé de l'aliénation de la liberté
Sur le cœur de cible
Invisible échoué
Il mue comme un serpent

Mode de moules saines d'esprits
Attaque d'un cargo de simplettes
Articulées autour d'une chaine
Le gardien phare du fruit défendu
Nous éclairera sans doute
Sur la torture du jour
Sans gué ni pagaies

Juste quelques peaux limites de conversations
Cherche à détendre
Le lézard d'un dromadaire
Et un hot-dog mayonnaise
D'un acide gras
 À nous les petites chinoises
Les anglaises n'aiment plus les pompiers
Fini la barbe à papa
Entre les cuisses d'une carthaginoise

Beauté pure et grasse
Cache-moi ces saints
Suspendus à l'arbre de Judée
Ces palmes velues
Et cette chute d'eau et de rien
Les crabes sont sous le sable
Pince-moi je dois me réveiller
Le panier est vide
Vide de tout souvenir

Ouf mon port-salut est dans le sac
Et toutes ces pucelles qui se lâchent
De plage en plage 
Vers où l'horizon va
Qui jamais ne s'arrêtera
En passant devant un kiki ou un bikini
De peau en peau en plein milieu
L'air déchiré fleurira
Jusqu'à la nuit des temps
L'amour d'être
Habillé ou nu

Rien ne m'angoisse plus
Qu'une machine à laver
Elle a trop d'option
Sauvé
Kiki s'est lire sur toutes les lèvres



Illustration Amy Clancy

20 janv. 2016

Nouveau Débat Philosophique (Thème : Le Terrorisme)

Proposé par Anthrokléis
Nouveau Débat Philosophique sur la Communauté (Thème : Le Terrorisme)
Débat le lien

Je connaissais jusqu'en 2001 deux types de terrorisme selon ma sémantique natale avec une ligne de lecture visible et presque « humaine » ; l'un étant idéologique (politique, religieux...) et l'autre mercantile (piraterie, kidnapping); les deux types sont d'ailleurs souvent liés. 
Aujourd'hui nous avons les deux réuni sans aucunes réelles constances intellectuelles ou opérationnelles si ce n'est de provoquer une overdose de terreur n'importe où et n'importe quand, pour de l'argent le pouvoir le sexe et cetera avec comme dénominateur commun ou couverture un tissus religieux peu fourni en laine vierge qui se proclame de l'islam... 
L'islam au passage est prise en otage par ses manipulateurs sanguinaires sans foi ni loi... 
Voilà pour le décor simplifié que j'ai saisi mais le fond du problème est géopolitique ! 
Tous les pays sont trempés de loin ou de près depuis 50 ans dans le conflit du Proche-Orient selon une circulation des courants d'influences devenue incontrôlable. 
Aucune solution n'est envisageable tant que les principaux pays n'agissent pas dans une coercition purgatoire. Pour résumer tous les membres doivent céder quelque chose d'important ! 
Que pensez-vous de la manipulation de l’opinion ?
Parlez uniquement des attentats qui ont lieu sur le sol de France n'aidera pas a éteindre le feu... C'est un problème mondial comme l'écologie ! 
Voilà deux combats indispensables pour notre survie pour les vingt prochaines années !
Et notez que pour tuer un arbre malade il faut s'attaquer à ses racines, car brûler uniquement ses feuilles ne fait que le renforcer...
Chacun de nous doit être à la fois porteur d'eau et de bonnes paroles... Agissons au lieu de parler pour ne rien faire. 
Petite poésie du jour et qui illustre mes propos.


Il y a elle en vie

La fille du portier
Qu'on singe de châtier
Parce qu’elle dévoile
La beauté d’une étoile
Gerbera de sa bière
La peau d'une émeutière

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu

En lui visant le cœur
Sa haine est née à l’heure
De son mal incubé
Sur l'air ensanglanté
Qui peint notre paysage
Sommes-nous ses otages

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu


Dans le violet nocturne
Je souris à la lune
Mon désir de bravoure
Être face à l'amour
C'est être avec le monde
C'est combattre l'immonde

Il y a les Diseux
À l'abri de la vie
Il y a les Faiseux
À l'abri de l'envie
Il y a elle en vie
Face à nous face à dieu