« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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18 sept. 2014

L'interview bis repetita placent

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
On écrit parce que l’on a cette boule dans le ventre et pour qu’elle éclate à la lumière avec les yeux de l’esprit, on se déshabille. 
Au départ avec légèreté et franchise, pour ensuite se jouer du vrai et du faux, du réel et de l'irréel.
Et il y a le temps. 
Ce temps qui court et qu’on aimerait ralentir dans le hasard d’une opportunité.
Écrire plutôt que peindre, seul sur son île avec un portable relié à mille et une vues, à mille ondes, à internet. 
C’est décidé, on écrit.

Et à quand remonte cette libération ?
Je ne crois pas que c’est une libération, mais plutôt un emprisonnement à ciel ouvert dans lequel vivre sans voyager est impossible, où s’exprimer sans parler est possible.
Ma passion de l’écriture est récente. Depuis que je ne peins plus. C’est une alternative.
J’ai toujours aimé m’évader dans l’imaginaire. 
Chaque fois qu'un homme invente ou crée, un grand éclair poétique jaillit. Je n'aime pas être spectateur, je préfère être dans l'éclat.

Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ?
Je suis libre.
Entre toutes les banalités quotidiennes que chacun connait comme le matin je me brosse les dents, le soir aussi. 
La nuit je rêve. 
Et si l'idée me précède, j’avance dans le noir pour chercher la cadence de ses pas qui s’accélère. Je cours devant de plus en plus vite et me voilà prêt face à l'écran, à tout ce que j'ai déjà écrit, à ce qui me reste à écrire.

Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?
Non. 
Improvisation totale, l’écriture s’invite lorsque j’ai quelque chose à dire. 
La seule contrainte si l'idée fuse est de la noter avant de la développer plus tard.
Mais je n’ai pas besoin de forcer le trait…

Qu’elles sont vos sources d’inspirations ?
Elles sont autour de nous.
Du glacier à l’océan, chaque instant recèle sa poésie. Il suffit d’être attentif en suivant le cours d’eau.

Quel est votre prochain challenge ?
Je n’aime pas le mot challenge. 
Derrière ce mot se cache un côté compétition et la poésie n’est pas une compétition, c’est une raison, une raison d’être et de partage. 
Et pour partager, j’aimerais lier le mot à la scène, à la sculpture, à la peinture, sortir mes vers d’un carquois parfois sibyllin pour les mettre à la portée et vue de tous.
Vers des gens qui ne lisent jamais de poésie ou qui pensent qu’elle est inaccessible ou ringarde.
Aujourd'hui l'homme en crise a besoin de la poésie, elle doit être intrinsèque à son bonheur et le ciment des « sans abris ».

Que pensez-vous de l’édition numérique ?
L’édition numérique est un virage incontournable. Le livre numérique est une simplification d’échange entre l’auteur et le lecteur. Mais pour moi le livre reste avant tout une histoire d’amour et d’odeur, pour résister, l’édition papier doit être sensuelle, un livre d’art qui ne peut pas être abandonné. Croire que les livres n’ont plus de place, c’est comme avoir cru que l’on arrêterait de peindre lorsque la photographie est apparue, au contraire, il est né de cette apparition l’art moderne… Le numérique est l’avenir, un tremplin pour tous ceux qui ne lisent pas de poésie. Et lorsque l'on finit par aimer, on est prêt à tout, à acheter un livre papier pour l’avoir sous les yeux le jour j…

Comment imaginez-vous l'avenir de l'édition en France ?
Aucune idée.
Je ne suis pas dans le circuit.
Je suppose comme tout ce qui est bas de gamme et « numérisable », le livre papier deviendra une exception bien qu’il soit plus pratique dans beaucoup de domaine, comme lire à la plage avec une tablette, c’est impossible. De toute façon le beau livre, celui qu’on aime et qui demande un savoir faire particulier sera toujours disponible... Même si le lecteur devient de plus en plus rare, il reste l’amour du livre, au pire ses amis sa famille et l'auteur… Pour vivre heureux, vivons cachés.

Des auteurs de références ou que vous aimez qui influencent  votre écriture ?
À la fois tous et aucun. Je ne suis pas ce que l’on appelle un fan en plus, je n'aime pas vraiment lire ! Enfin lire des romans ou des essais… Des choses longues.
Ce n’est pas de la paresse ni un manque de curiosité mais de l’impatiente ou d’attention.

Est-ce un comble pour quelqu'un qui aime écrire ?
Je ne sais pas, si ce n'est que la vie m'influence plus que les auteurs.

À travers vos écrits quel message souhaitez-vous véhiculer ?
Lorsque j'écris je ne me pose pas cette question car je n'ai aucune prétention, je ne suis pas un intellectuel juste un manuel qui cherche les clés pour ouvrir les portes qui m’interpellent. L'amour est sans doute le dénominateur commun de mes textes comme toutes ses questions existentielles que l'on se pose sur soi et le monde.

Vous êtes plutôt chien ou chat ? Fraise ou chocolat ? Thé ou café ?
Je suis chien loup sous l'étoile du berger, chocolat noir avec éclats et café éclair dans un nuage de lait.

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