« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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14 sept. 2013

La poésie est-elle amour ou calculatrice

Le souvenir est poésie et la poésie n'est autre que souvenir, alors pouvons-nous juger une poésie c'est à dire les souvenirs de quelqu'un qui a déposé son cœur sur sa feuille ?
Peut-on plaire à tout le monde ?
Est-ce qu'une majorité a toujours raison ?
La poésie n'a pas besoin de chiffre car elle est intemporelle, hors du temps.
C'est une plume légère berçant nos cœurs blessés ou amoureux...
Nul besoin de savoir si l'une ou l'autre est la meilleure, car la poésie n'est pas un comptable juste une muse de nos états d'âmes...
Et je suis et resterai un free rider !
En compétition l'à peu près n'existe pas...
A l'opposé la poésie récolte les joies les drames les faibles les défaillances les injustices les tricheurs les morts les enfants les fous les dieux...
Aucun parti pris et aucune mesure ne peut la contrarier !
Elle traverse le temps sans savoir si elle sera comprise aimée ou détestée !
Au commencement, la poésie et la musique se confondaient.
Aujourd'hui elle est considérée comme inutile alors que la musique est triomphale !
Elle n'a pas la télévision, c'est tout et heureusement.
Pourtant chacun de nous garde en mémoire quelque vers de Charles Baudelaire ou de Jacques Prévert, de Jean de la Fontaine et de Paul Verlaine, de Victor Hugo ou d'Arthur Rimbaud, de Charles Péguy ou de Paul Valéry, de Jean Racine ou d'Alphonse de Lamartine, de Louis Aragon ou d'André Breton ... La poésie c'est autre chose qu'une simple forme littéraire ou une course à l'audimat, c'est une traduction ennoblie de nos émotions, de nos rêves, de nos peines et de nos désires.
Tout le monde du lyrisme est là, elle nous transcende, nous fait agir, penser et croire.
Cependant la poésie est indispensable à la pensée humaine dont elle est l'une des formes d'expression les plus anciennes et spontanées.
Ce blog parmi des milliers redonne la place à cet art de la culture humaine dont le rôle qui est celui de la formation de notre sensibilité et de nos goûts.
A travers la poésie tout est possible, l'homme vole, meurt et renait, oublie son quotidien rose ou noir, Elle réinvente le genre humain dans un habit de lumière.
Mais comme dans la peinture, on y découvre d'humbles vérités journalières, dieu, l'amour, la mort, la peur, l'horreur, la misère, l'érotisme, la douleur, la tendresse et aussi une fleur, un ballon, un chat, une colline, un arbre, une larme...
Tout est matière à poésie.
On a trop longtemps oublié ou tout du moins de le croire, que la poésie était loin de nous; Alors qu'elle nous ravive des réminiscences endormies, elle nous embarque sur l'harmonie des rimes et de la raison, des mots et des sensations.
L'amour est sensation et la poésie ?
L'ange blanc a-t-il le diable au corps ?
Quand un cœur demande le silence, c'est parce qu'il a cette conviction de devoir juste écouter sa propre voix. Mais il souhaiterait encore conserver des sensations non loin de lui, pour ressentir ses coups de sang et désir.
L'ange blanc aimerait changer de direction, suivre le vent dominant d'automne et prendre un bain de mousse à la violette sous un geyser en Islande ; de déposer ses pieds fatigués sur des pierres chaudes volcaniques pour finir sa démarche dans la lumière du ventre de la terre.
Est-ce que cette cure terrestre le rendrait plus transparent ou sanguin ?
Son œil, son oreille, son nez, sa langue et sa main perçoivent quelque chose. Tout cela demande à s'ordonner de manière intelligible, à sortir de la confusion originelle, à trouver issue vers la lumière grâce à cet influx spirituel que cette cure a suscité et dont il obtient, en retour, sa propre élucidation.
Voici l’ange blanc au centre de l'univers, le décrivant par un quintuple rayonnement. Au bout de chaque sens, le monde acquiert un sens. Et c'est conscience de vivre. Le monde prend forme dans l'information mutuelle du corps et de l'esprit. Et c'est le verbe qui opère.
Et l’ange traverse le mur du son sans demander de conseils pour passer de l'ombre à la lumière.
Obscur cheminement des signes vers une signification pressentie qui met en œuvre la découverte des sens. Et c'est connaissance. La parole passée par le sens. Ce sont eux, maintenant, qui passent par la parole. C’est la parole qui donne sens à tout, nouant en elle-même, à travers les choses qui la convoquent ; mais qu’elle évoque les rapports visuels, auditifs, olfactifs, gustatifs et tactiles grâce auxquels le monde en perpétuelle genèse est recréé.
Un jour un violoniste m'a dit : « L’âme du violon chante-t-elle à l’attaque par l’archet des cordes que les doigts modifient ».
Le chaos de couleurs, de rumeurs, d'odeurs, de saveurs et de pesanteurs, et leur surgissement comme des veines profondes, à la voix qui les nomme. L'amour à l’état brut, comme un minerai. La poésie comme l’amour reste prise dans la gangue des mots.
Elle est elle-même sensation. Je dis rouge et je le vois ; cloche et je l’entends ; coquelicot et je le respire ; sel et je le goûte ; caillou et je le ramasse. Pourquoi, lancé contre la cloche rouge du coquelicot, le caillou se change-t-il en sel fleuri ?
Voici le monde signifié de nouveau pour ceux qui en font abstraction à force d’habitude, ou pour qui il n’échappe, à la confusion primitive que par de soudains éclatements : l’œil se dilate, l’oreille se dresse, le nez se fronde, la langue pend, la main s’agite, mais dépourvus de sens !
Et de l'autre côté du trou noir, c'est une femme aux pieds nus avec des reflets irisés d'opale. Elle écoute son silence répétitif comme une visite qui frappe sur sa porte sans judas.
A contre cœur, elle n'ouvrira pas. Sans doute à cause de tous ces changements brusques de températures et d'humeurs. Sait-elle encore à quelle année lumière elle habite ?
Et l'ange peut seulement mettre des vers dans des espoirs qui sont déjà aveugles, car cette femme presque évaporée est submergée par le spleen.
Elle aimerait repousser la bise qui s'infiltre sous sa porte après avoir pris un bain de sel dans la Mer Morte sous le soleil d'un désert de sable vivant, pour enfin déposer ses yeux amers et ses larmes salées sur le corail d'un lagon, et nourrir à nouveau ses envies de paroles et d’amour.
Est-ce une femme extralucide ? Et, elle traverse le temps à raison sans perdre un instant le fil de la situation.
L'ange blanc aperçoit son cœur dans une assiette pour celui qui aimerait le manger froid. Il n'a plus qu'à se servir. Son chagrin est une assiette qu'il ne faudrait jamais servir froide, parce qu'il est la cause du vague à l’âme de ce caillot.
Et le souffle de ce vent salin d'automne ne craignant plus la glace, dégèle la colline derrière la porte, pour fleurir tous les sourires du monde, chassant ce spleen ambiant.
Et le cœur comme un enchantement se réchauffe sous la chaleur volcanique de cette Comtesse aux pieds nus, libérée et libérant l’ange blanc.
La poésie fait sensation.
Plus véridiquement : L'amour est sensation !
Voilà le plus important... Au diable la varice de vos votes, réclamations, suffisances et récompenses, mon cul s'assied dessus...

2 commentaires:

  1. Bonsoir

    ""Voilà le plus important...
    Au diable la varice de vos votes,
    réclamations, suffisances et récompenses,
    mon cul s'assied dessus...""

    hum hum ...il est vrai ce mensonge ...???...

    soyez franc avec vous même
    vous aimez quand même etre mis sur
    un piedestal..- où une haute marche -
    lorsque vous écrivez un poème ......

    Bonne soirée Pinocchio... :)

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  2. Si l'on jouait tous avec les mêmes règles Pinocchio serait encore en bois...

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