« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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10 juil. 2013

Longue réflexion ou le mot du jour

L'avez-vous rencontré l'amour
Au carrefour des inscrits
Celui des peurs et des déroutes
Vous l'avez croisé sans doute
Comme celui sincère et fou
Je viens de lire un message
Sur ma page Facebook
Je viens de lire un vieux message
Un message d'amour
Et la page se ferme
Et j'ouvre celle du jour
Sur cette question
Et si la poésie était l'hôpital de la politique
Le mariage homosexuel
Une fuite en avant
Et moi
J'aime deux femmes
Elles veulent m'épouser
Que dois-je faire
C'est recevable ça aussi
Non
Sinon laquelle va hériter
De tous mes poèmes
Suis-je mort de rire
Ou vais-je mourir seul
Avec tous ces textes
Vont-ils être orphelins
A cause d'homme courant sur l’air du temps
Au lieu de courir sur l'air du cœur
C’est donc l'état qui héritera de ma poésie
Et de toutes vos poésies de vérités
S'il savait lire à travers les lignes de sa main
Il éviterait de porter des gants
La vie est si simple comme la politique
Quand on n'a pas de solutions pour résoudre les problèmes
On en crée ailleurs plus polémiques
Et on masse les verges clitoridiennes encéphaliques dans le bon sens
Et tout le monde jouit du bourrichon
Et comme dit Klopstock
« Faire de la poésie, c'est se confesser »
Et faire de la politique c'est quoi

Une bonne journée à ceux qui sont pour contre au milieu
Changer de position
En amour évite la routine
Donc de changer de partenaire de femme d'homme de film X à la rigueur
L'amour n'a pas de limite
Lorsque l'on est vraiment seul
Et au bout du rouleau

Un autre message apparaît
Pour peindre faut-il avoir un don
Je ne crois pas
Il faut avoir la volonté
La curiosité l'envie
L'enthousiasme
La chance
Le don n'est pas écrit sur ton bras lorsque tu nais
Tu as le don de peindre alors peins
C'est simpliste mais cela peut aider
Si tu sais lire ce qui n'est pas écrit
Et surtout si tu travailles
Sans copier l’état de somnolence
Et ses hommes qui trichent dans l’ombre de leurs silences
Revenons à nos moutons
Saint-Exupéry ne dirait pas non
Quant à moi je dirai plutôt que l'art est un don de soi
Un engagement
Je ne crois pas que la peinture est une représentation
Ni même un langage
Ou un message
Quand je peins
Je ne veux rien dire
Je veux peindre
C'est tout
Quand je veux dire quelque chose
J'écris
La peinture c'est l'action du corps
L'entrée en transe
L'écriture c'est l'action de l'esprit
L'entrée dans le silence de la réflexion
J'essaie juste de les marier ensemble
Pour l'apogée peut être ou par ambition ou pour jouir tout simplement
Appelez ça méditation ou narcissisme ce que vous voulez
Je m'en fous de la critique
Mais je l'écoute
Je peins d'abord pour moi
Comme j'écris aussi d'abord pour moi
Mais une peinture n'est vivante que si elle est vue par d'autres
Comme la poésie
Et si d'autres en la regardant s'y investissent
Tant mieux
Et comme me souffle Jean De La Fontaine « N’en doutez nullement. Commençons donc par nous contenter nous-mêmes »
Alors je vais aller battre la rime
C'est mieux que de battre sa femme
Ou les feuilles mortes des bouleaux disparus
Et même si cela ne rime à rien
Et il y a des jours si longs à vivre
Je survis sur un bateau ivre
Dans une ville fantôme qui chante
Seule dans un nuage abandonné
Son opacité inconstante me hante
Pas un seul brin d'algue affolé
Ne traverse la mer déguisée
Pas un arbre à la chair vive
Ne perce cette terre arbustive

J’aimerais me crever les yeux
Pour ne plus pleurer
Et assister impuissant à l'adieu
Devant mon aquarium figé
J’aimerais me noyer le cœur
Pour ne plus aimer
Et respirer la douleur
Dans ce monde d'inégalités
J’aimerais me trépaner
Pour fuir mes pensées
Et supprimer ces tyrans
De ces pays délirants
J’aimerais m’égorger la voix
Pour hurler mon sang
Et perfuser ce monde agonisant
D'une vertueuse foi
J’aimerais en finir
Pour m’éviter de souffrir
Et subir le mauvais temps
De trop d'inconscients
Je me sens si mal
Et si lâche au final
Que je m'enlise
Une dernière force me mobilise

La solution ne serait-elle pas
De s’opposer à soi-même
Pour tout comprendre ici-bas
De déposer avant les chrysanthèmes
Les bonnes questions au rendez-vous
Sur une terre en attente de ma bouche
Où les mots ont le pouvoir des baisers
Regardez-vous
Terre blessée
Et sur vous je me couche

La phrase secrète du jour bat mes cils
Serait-ce la vie est si belle et si fragile
Au silence épais des larmes
Ailes d'anges dans un brouillard sans armes
Parlons et échangeons
Aimons et agissons
Vivons la vie
Avant de connaître la mort
Redonnons le vrai sens à nos vies
Pour éviter les remords
Pour bâtir nos ombrages
A l'enchevêtrement magique des feuillages
Le mot secret du jour
Serait-ce amour

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