« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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23 mai 2013

Hommage à Georges Moustaki

 

 Au milieu d'une divine comédie.
Je me retrouve dans un labyrinthe obscur dont la ligne la plus courte n’existe pas.
Je ne sais pas pourquoi.
Je ne trouve pas le sommeil.
Ai-je soif d’infini au milieu du chemin de ma vie ?
La terre est devenue ronde.
Alors comment ne pas tourner en rond ?
Les ombres se font plus intenses, et désormais, la lumière est grise sur la prairie solitaire.
Elle m’interpelle.

Et doucement, je reviens sur mes pensées.
Je ne sais pas pourquoi.
Je reste allongé immobile.
Je ne dis pas un mot.
Je pense à une journée froide d’un temps révolu.
Je ne sais pas pourquoi.
Le ciel est couvert d’un voile de mousseline d’étoiles voyageuses.

Depuis peu, le diable s’habille en ocre rose et noir, et ne réside plus au centre de la terre, mais sur une île volcanique et déserte à l'abri d'un autre temps.
Et par-delà les frontières imaginaires, sachez qu’un courant d’air qui marie une ocre rose d'Italie et une terre noire d'Inde donne naissance à de très beaux violines.
Je sais pourquoi.
Il n’en reste pas moins que le résultat peut être infini selon la conjugaison et la quantité des éléments; quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent; ils se mélangent, malgré la distance qui les sépare.
Je ne sais pas pourquoi.
Et dans toutes ces turbulences terrestres, c’est dans ce chaos d’humilité irréversible, que cette nouvelle couleur violine apparait dans ses plus beaux habits de lumière.

Juste pour dire que dans la nature tout est possible.

Sur le fil mince du temps, tous les dogmes, peurs et fantasmes accumulés, parodiés et initiés par le culte ou la bien-pensante greffe, s’effaceront-ils avec raison ?
Si nous les diluons avec sagesse et amour, avons-nous besoin d’un visionnaire aveugle, d’une loupe ou d'une apocalypse ?

Cette réflexion frappe les façades les plus pâles et les plus noircies de cette grande maison en terre crue sans signes distinctifs.

L’envie d’ouvrir l’immense porte en bronze sculptée vers une divine comédie, pour laisser pénétrer la lumière, me brûle les sens; et par incidence, je cherche la clé dans la poussière d’un sol devenu difficile à fouler librement sans mettre un pied en enfer ou un genou à terre.
Et si la porte s’ouvrait elle nous écrirait cette poésie :

« Sans lumière
Il n’y a pas de couleurs
Sans couleurs
Il n’y a pas de gaietés
Sans gaietés
Il n’y pas d’espoirs
Sans espoirs
Il n’y a plus de vie

La lumière donne tout
Sans discriminations ni oxymore
Bleue ou rouge
Elle ne blesse jamais son ombre
Et ne cherche rien en retour

La lumière dans une lanterne
Ne demande jamais
Si vous êtes un ennemi
Ou un ami
Et ne se renie jamais
Même si la bougie
Parfois vacille
Même si le soleil
Parfois se cache
Même si les étoiles
Parfois ne brillent plus

La lumière ne nous quitte jamais
C’est nous qui la quittons
Donnant tout ce qu’elle peut donner
Alors que l’homme prend tout
Ce qu’il ne peut pas donner
La lumière ne perd jamais
Quant à l’homme
Jamais il n'aura le mot de la fin. »

Et le monde attend les éléments pour voir fleurir l’espérance et se forger la clé des champs.
Le vent finit de laver les nuages gris.
La pluie termine d’éteindre l’enfer.
La neige embellira les cimetières.
Le tonnerre annonce les bonnes nouvelles.

Le soleil nourrit la peau du sol, les arbres des villes et les prairies des campagnes.
Et au milieu de cette divine comédie, j'aperçois un champ de coquelicot, d’amour et de liberté nourrissant mon âme mes rêves.

Au revoir Georges Moustaki...

16 mai 2013

Hommage à Teri Moïse

Teri Moïse
 Les poèmes de Michelle

Michelle veut croire
En l'innocence que sa vie ne permet pas
Si jeune trop mûre
Elle connaît déjà la faim les nuits dures

Elle s'écrit une vie
Pour pouvoir tout changer, changer

Avec ces mots si beaux
Elle voudrait tout changer, changer

Dans les poèmes de Michelle
Les enfants ont des ailes
Pour voler
C'est quand la nuit tombe
Qu'ils deviennent colombes
Pour rêver, rêver

S'enfuir de tout
Le crayon sera sa clef
Les feuilles son issue
Un vers une rime les mots s'unissent pour
Protéger la victime

Il lui faut ces mots
Pour pouvoir tout changer, changer

Avec ces mots si beaux
Elle voudrait tout changer, changer


Teri Moïse


 Et aussi

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Les essayages de la vie

Le bonheur forcé
N’est-il pas de dormir
Avec ses cauchemars

Nécessaire à sa vie
La fille en taffetas
En toile de soie
Défile légèrement
D’un pas brillant et bruissant
Face à l’épreuve
Pour sa première incarnation
Des fils d’or et d’argent
Brodent sa chevelure
Un rouge intense
Nacre la surface de ses lèvres
Ses longs cils noirs
Couronnent son regard
Elle transcende l’assemblée

Avant de s’effacer
Il y a cet inconnu
Au bout de la scène
Avec des fleurs
Il veut les lui offrir
Réveilleront-elles son cœur
Nécessaire à ses rêves

Le bonheur par hasard
N’est-il pas de s’endormir
Avec l’amour de sa vie

James Px. 4.12.12 


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Elle sera passée
De l'ombre à la lumière 
D'un ange à l'autre
Elle s'est suicidée
La vie ne tient qu'à un fil
Il suffit de si peu

C'est pour ça qu'il faut
Résister et vivre
Je crois à la lumière
Au bout du tunnel
Il faut juste connaitre sa pointure
Pour ne pas perdre pied


James Px.  Aujourd'hui