« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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Je suis Paris Bruxelles Nice Berlin Afrique Moyen Orient Je suis monde Je suis en vie Je suis ici

14 oct. 2013

Le E-Baiser d'une ponctuation



Le E-Baiser d'une ponctuation

Chacun de mes poèmes
Est un événement de ma vie
Qui omet la ponctuation
Mais parfois je me trompe d'évènement
Comme un baiser peut être
un ;
ou un !
ou un ?
Le tout est d'avoir une paire de lèvres
Ambitieuse
Pour ponctuer ses vers
Sans trahir son haleine poétique
*
Si le dentier n est strictement positif
n! = 1\times 2\times 3 \dots \times n
S'il est négatif ou nul
n! = 1
*
Oui je sais c'est compliqué
Mais l'anonyme nous simplifie
La démonstration par cette phrase
Mieux vaut rater un baiser
Que baiser un raté
Le rival de racine
Corneille
On s'en fout
Comme la ponctuation finale de la vie
Est un mort de rire

Espérerait-il

14 sept. 2013

La poésie est-elle amour ou calculatrice

Le souvenir est poésie et la poésie n'est autre que souvenir, alors pouvons-nous juger une poésie c'est à dire les souvenirs de quelqu'un qui a déposé son cœur sur sa feuille ?
Peut-on plaire à tout le monde ?
Est-ce qu'une majorité a toujours raison ?
La poésie n'a pas besoin de chiffre car elle est intemporelle, hors du temps.
C'est une plume légère berçant nos cœurs blessés ou amoureux...
Nul besoin de savoir si l'une ou l'autre est la meilleure, car la poésie n'est pas un comptable juste une muse de nos états d'âmes...
Et je suis et resterai un free rider !
En compétition l'à peu près n'existe pas...
A l'opposé la poésie récolte les joies les drames les faibles les défaillances les injustices les tricheurs les morts les enfants les fous les dieux...
Aucun parti pris et aucune mesure ne peut la contrarier !
Elle traverse le temps sans savoir si elle sera comprise aimée ou détestée !
Au commencement, la poésie et la musique se confondaient.
Aujourd'hui elle est considérée comme inutile alors que la musique est triomphale !
Elle n'a pas la télévision, c'est tout et heureusement.
Pourtant chacun de nous garde en mémoire quelque vers de Charles Baudelaire ou de Jacques Prévert, de Jean de la Fontaine et de Paul Verlaine, de Victor Hugo ou d'Arthur Rimbaud, de Charles Péguy ou de Paul Valéry, de Jean Racine ou d'Alphonse de Lamartine, de Louis Aragon ou d'André Breton ... La poésie c'est autre chose qu'une simple forme littéraire ou une course à l'audimat, c'est une traduction ennoblie de nos émotions, de nos rêves, de nos peines et de nos désires.
Tout le monde du lyrisme est là, elle nous transcende, nous fait agir, penser et croire.
Cependant la poésie est indispensable à la pensée humaine dont elle est l'une des formes d'expression les plus anciennes et spontanées.
Ce blog parmi des milliers redonne la place à cet art de la culture humaine dont le rôle qui est celui de la formation de notre sensibilité et de nos goûts.
A travers la poésie tout est possible, l'homme vole, meurt et renait, oublie son quotidien rose ou noir, Elle réinvente le genre humain dans un habit de lumière.
Mais comme dans la peinture, on y découvre d'humbles vérités journalières, dieu, l'amour, la mort, la peur, l'horreur, la misère, l'érotisme, la douleur, la tendresse et aussi une fleur, un ballon, un chat, une colline, un arbre, une larme...
Tout est matière à poésie.
On a trop longtemps oublié ou tout du moins de le croire, que la poésie était loin de nous; Alors qu'elle nous ravive des réminiscences endormies, elle nous embarque sur l'harmonie des rimes et de la raison, des mots et des sensations.
L'amour est sensation et la poésie ?
L'ange blanc a-t-il le diable au corps ?
Quand un cœur demande le silence, c'est parce qu'il a cette conviction de devoir juste écouter sa propre voix. Mais il souhaiterait encore conserver des sensations non loin de lui, pour ressentir ses coups de sang et désir.
L'ange blanc aimerait changer de direction, suivre le vent dominant d'automne et prendre un bain de mousse à la violette sous un geyser en Islande ; de déposer ses pieds fatigués sur des pierres chaudes volcaniques pour finir sa démarche dans la lumière du ventre de la terre.
Est-ce que cette cure terrestre le rendrait plus transparent ou sanguin ?
Son œil, son oreille, son nez, sa langue et sa main perçoivent quelque chose. Tout cela demande à s'ordonner de manière intelligible, à sortir de la confusion originelle, à trouver issue vers la lumière grâce à cet influx spirituel que cette cure a suscité et dont il obtient, en retour, sa propre élucidation.
Voici l’ange blanc au centre de l'univers, le décrivant par un quintuple rayonnement. Au bout de chaque sens, le monde acquiert un sens. Et c'est conscience de vivre. Le monde prend forme dans l'information mutuelle du corps et de l'esprit. Et c'est le verbe qui opère.
Et l’ange traverse le mur du son sans demander de conseils pour passer de l'ombre à la lumière.
Obscur cheminement des signes vers une signification pressentie qui met en œuvre la découverte des sens. Et c'est connaissance. La parole passée par le sens. Ce sont eux, maintenant, qui passent par la parole. C’est la parole qui donne sens à tout, nouant en elle-même, à travers les choses qui la convoquent ; mais qu’elle évoque les rapports visuels, auditifs, olfactifs, gustatifs et tactiles grâce auxquels le monde en perpétuelle genèse est recréé.
Un jour un violoniste m'a dit : « L’âme du violon chante-t-elle à l’attaque par l’archet des cordes que les doigts modifient ».
Le chaos de couleurs, de rumeurs, d'odeurs, de saveurs et de pesanteurs, et leur surgissement comme des veines profondes, à la voix qui les nomme. L'amour à l’état brut, comme un minerai. La poésie comme l’amour reste prise dans la gangue des mots.
Elle est elle-même sensation. Je dis rouge et je le vois ; cloche et je l’entends ; coquelicot et je le respire ; sel et je le goûte ; caillou et je le ramasse. Pourquoi, lancé contre la cloche rouge du coquelicot, le caillou se change-t-il en sel fleuri ?
Voici le monde signifié de nouveau pour ceux qui en font abstraction à force d’habitude, ou pour qui il n’échappe, à la confusion primitive que par de soudains éclatements : l’œil se dilate, l’oreille se dresse, le nez se fronde, la langue pend, la main s’agite, mais dépourvus de sens !
Et de l'autre côté du trou noir, c'est une femme aux pieds nus avec des reflets irisés d'opale. Elle écoute son silence répétitif comme une visite qui frappe sur sa porte sans judas.
A contre cœur, elle n'ouvrira pas. Sans doute à cause de tous ces changements brusques de températures et d'humeurs. Sait-elle encore à quelle année lumière elle habite ?
Et l'ange peut seulement mettre des vers dans des espoirs qui sont déjà aveugles, car cette femme presque évaporée est submergée par le spleen.
Elle aimerait repousser la bise qui s'infiltre sous sa porte après avoir pris un bain de sel dans la Mer Morte sous le soleil d'un désert de sable vivant, pour enfin déposer ses yeux amers et ses larmes salées sur le corail d'un lagon, et nourrir à nouveau ses envies de paroles et d’amour.
Est-ce une femme extralucide ? Et, elle traverse le temps à raison sans perdre un instant le fil de la situation.
L'ange blanc aperçoit son cœur dans une assiette pour celui qui aimerait le manger froid. Il n'a plus qu'à se servir. Son chagrin est une assiette qu'il ne faudrait jamais servir froide, parce qu'il est la cause du vague à l’âme de ce caillot.
Et le souffle de ce vent salin d'automne ne craignant plus la glace, dégèle la colline derrière la porte, pour fleurir tous les sourires du monde, chassant ce spleen ambiant.
Et le cœur comme un enchantement se réchauffe sous la chaleur volcanique de cette Comtesse aux pieds nus, libérée et libérant l’ange blanc.
La poésie fait sensation.
Plus véridiquement : L'amour est sensation !
Voilà le plus important... Au diable la varice de vos votes, réclamations, suffisances et récompenses, mon cul s'assied dessus...

25 juil. 2013

La liberté a-t-elle besoin d'une religion ?

La liberté a-t-elle besoin d'une religion ?
 
J'aime cette réflexion
Parce qu'elle est légitime
Et universelle :
« Je ne pense pas être le résultat d’un pur hasard, de simple poussière de l’univers mais plutôt quelqu’un qui a été attendu, préparé. En bref, un être que seulement un créateur aurait pu créer; Et cette idée d’une main créatrice se réfère à Dieu »...

Cependant je partage aujourd'hui, cette philosophie dans laquelle l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et se définit après. L’homme, tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir.
 Alors la liberté
A-t-elle besoin d'une religion
A chacun de voir
Où est sa propre vision
Où se situe celle des autres
Où commence la vôtre
Où finit-elle
Ma Liberté
La liberté plurielle
De penser
 De parler
De crier
D'agir
De rire
D'aimer
Oui d'aimer Adam ou Eve
Une peau noire blanche ou métisse
D'origine Caucasienne ou Iranienne
De partager
Oui de partager son lit ses envies
Ses humeurs ses pensées ses folies
 Son linge son passé son avenir
De pourvoir dire non
Non je ne suis pas d'accord
De pourvoir dire oui
Oui je veux que tu me laisses de l'air
De pourvoir vivre sa vie
 Sa vie privée
Comme sa vie publique
D'aller à la plage en bikini
Sans contre partie
 De porter des jeans
Comme des robes Courrèges
 Je m'approprierai pour conclure
Cette citation de Paul Eluard :
« Je suis né pour te connaître, pour te nommer liberté »
Et cette strophe :
« Sur toute chair accordée
 Sur le front de mes amis
 Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom »

10 juil. 2013

Longue réflexion ou le mot du jour

L'avez-vous rencontré l'amour
Au carrefour des inscrits
Celui des peurs et des déroutes
Vous l'avez croisé sans doute
Comme celui sincère et fou
Je viens de lire un message
Sur ma page Facebook
Je viens de lire un vieux message
Un message d'amour
Et la page se ferme
Et j'ouvre celle du jour
Sur cette question
Et si la poésie était l'hôpital de la politique
Le mariage homosexuel
Une fuite en avant
Et moi
J'aime deux femmes
Elles veulent m'épouser
Que dois-je faire
C'est recevable ça aussi
Non
Sinon laquelle va hériter
De tous mes poèmes
Suis-je mort de rire
Ou vais-je mourir seul
Avec tous ces textes
Vont-ils être orphelins
A cause d'homme courant sur l’air du temps
Au lieu de courir sur l'air du cœur
C’est donc l'état qui héritera de ma poésie
Et de toutes vos poésies de vérités
S'il savait lire à travers les lignes de sa main
Il éviterait de porter des gants
La vie est si simple comme la politique
Quand on n'a pas de solutions pour résoudre les problèmes
On en crée ailleurs plus polémiques
Et on masse les verges clitoridiennes encéphaliques dans le bon sens
Et tout le monde jouit du bourrichon
Et comme dit Klopstock
« Faire de la poésie, c'est se confesser »
Et faire de la politique c'est quoi

Une bonne journée à ceux qui sont pour contre au milieu
Changer de position
En amour évite la routine
Donc de changer de partenaire de femme d'homme de film X à la rigueur
L'amour n'a pas de limite
Lorsque l'on est vraiment seul
Et au bout du rouleau

Un autre message apparaît
Pour peindre faut-il avoir un don
Je ne crois pas
Il faut avoir la volonté
La curiosité l'envie
L'enthousiasme
La chance
Le don n'est pas écrit sur ton bras lorsque tu nais
Tu as le don de peindre alors peins
C'est simpliste mais cela peut aider
Si tu sais lire ce qui n'est pas écrit
Et surtout si tu travailles
Sans copier l’état de somnolence
Et ses hommes qui trichent dans l’ombre de leurs silences
Revenons à nos moutons
Saint-Exupéry ne dirait pas non
Quant à moi je dirai plutôt que l'art est un don de soi
Un engagement
Je ne crois pas que la peinture est une représentation
Ni même un langage
Ou un message
Quand je peins
Je ne veux rien dire
Je veux peindre
C'est tout
Quand je veux dire quelque chose
J'écris
La peinture c'est l'action du corps
L'entrée en transe
L'écriture c'est l'action de l'esprit
L'entrée dans le silence de la réflexion
J'essaie juste de les marier ensemble
Pour l'apogée peut être ou par ambition ou pour jouir tout simplement
Appelez ça méditation ou narcissisme ce que vous voulez
Je m'en fous de la critique
Mais je l'écoute
Je peins d'abord pour moi
Comme j'écris aussi d'abord pour moi
Mais une peinture n'est vivante que si elle est vue par d'autres
Comme la poésie
Et si d'autres en la regardant s'y investissent
Tant mieux
Et comme me souffle Jean De La Fontaine « N’en doutez nullement. Commençons donc par nous contenter nous-mêmes »
Alors je vais aller battre la rime
C'est mieux que de battre sa femme
Ou les feuilles mortes des bouleaux disparus
Et même si cela ne rime à rien
Et il y a des jours si longs à vivre
Je survis sur un bateau ivre
Dans une ville fantôme qui chante
Seule dans un nuage abandonné
Son opacité inconstante me hante
Pas un seul brin d'algue affolé
Ne traverse la mer déguisée
Pas un arbre à la chair vive
Ne perce cette terre arbustive

J’aimerais me crever les yeux
Pour ne plus pleurer
Et assister impuissant à l'adieu
Devant mon aquarium figé
J’aimerais me noyer le cœur
Pour ne plus aimer
Et respirer la douleur
Dans ce monde d'inégalités
J’aimerais me trépaner
Pour fuir mes pensées
Et supprimer ces tyrans
De ces pays délirants
J’aimerais m’égorger la voix
Pour hurler mon sang
Et perfuser ce monde agonisant
D'une vertueuse foi
J’aimerais en finir
Pour m’éviter de souffrir
Et subir le mauvais temps
De trop d'inconscients
Je me sens si mal
Et si lâche au final
Que je m'enlise
Une dernière force me mobilise

La solution ne serait-elle pas
De s’opposer à soi-même
Pour tout comprendre ici-bas
De déposer avant les chrysanthèmes
Les bonnes questions au rendez-vous
Sur une terre en attente de ma bouche
Où les mots ont le pouvoir des baisers
Regardez-vous
Terre blessée
Et sur vous je me couche

La phrase secrète du jour bat mes cils
Serait-ce la vie est si belle et si fragile
Au silence épais des larmes
Ailes d'anges dans un brouillard sans armes
Parlons et échangeons
Aimons et agissons
Vivons la vie
Avant de connaître la mort
Redonnons le vrai sens à nos vies
Pour éviter les remords
Pour bâtir nos ombrages
A l'enchevêtrement magique des feuillages
Le mot secret du jour
Serait-ce amour

26 juin 2013

Un libraire un livre un gosse

 Achetez des livres
Sauvez un libraire
Sauvez un gosse
Apprenez-lui à lire
A écrire
Au lieu de fuir chez Marine
Vous faites de la peine
Des bleus à ma conscience

Je remonte cet article
Aujourd'hui parce qu'il semblerait
Que les choses ne s'améliorent pas

« Maman Papa
Pourkoi ça va pa
Moi j'y vé bien
s'matin »

Vous me direz
On peut acheter des livres ailleurs
En Corse chez les Basques ou les Bretons
Et se faire sauter le bourrichon
On s'en fout aussi des mineurs
De fond comme de surface
Des dealers des « Nique.Ta.Mère »
A la frontière du réel
X-Files David Vincent
Cherche une nouvelle dimension
Avec l'Éveillé L.Mitall
Le grand Bouddha sidérurgiste
Le copain de l'école des fans
Du syndicaliste Edouard Martin
Non pas Balladur balle au centre
On recommence le bras de fer

On peut acheter des livres ailleurs
Mais vous ne trouverez pas
Un aussi bon service
Dans une grande surface
Culturelle ou pas
Et encore moins sur internet
Parce que la différence
Elle se joue à ce niveau
Pas très loin du caniveau
De la cité perdue
Et non à celui du prix
Comme on peut parfois le croire

« Et la vieille
Là j'étais scié
Ton style m'a fusillé
Hip hop
Les diamants énormes
Dans mes poches
Le p'tit prince
C'est moi
Et le bouffon c'est toi
Égorge moi un mouton »

*

Entr'acte de trente secondes
Pour vous signaler
Qu'il y a 30 ans
Maître Corbeau
Ministre de la culture
Jack Lang Ô perché
Tenait dans son bec
Un fromage au cannabis
Un Graviera Kritis
Une flûte de pan laïque
Des vers œucuméniques
Non juste une loi
Qui permet le prix unique du livre
Donc où que vous achetiez
Vos livres neufs
Vous ne les payerez pas
Plus ou moins cher

*

Alors voilà
N'hésitez pas à prendre un peu de temps
Pour vous balader dans la forêt d'une librairie
Cela ne coûte pas plus cher
Et c'est agréable
Encourageant pour la poésie
Et vos sens interdits
Pour la circulation sanguine de vos vers
La ventilation de vos strophes
Faire du sport
Prendre l'air
Cela ne tue que les microbes
Et la peau d'orange
Ce qui ne tue pas
Rendrait plus fort
M'a essoufflé Friedrich Nietzsche

Alors avec un peu d'argent
Pressez-vous
L'heure tourne
Et les pépins arrivent
Pour le dernier âge
L'été aussi
Et je ne citerai pas de nom
Attention au coup de soleil
Au racket
Au pickpocket
Non les portes serviettes
Tu peux les laisser pisser
Alouette
Je te ne plumerai la tête
Et la tête
Alouette
Bonne faim de journée
Attention aux mouches
Sur votre fromage de Brebis

« Madame Marine L. à le sens
Du vrai du bon et du poète
Vous m’époustouflez
Vous êtes si belle
Dans votre robe Tati
Daniel tu viens aussi
A la librairie d'André Le Breton
Mon bonnet d'âne restera à la maison
Avec ton sac Longchamp de Vintimille
Et tes diamants
En cristal de bohème »

Par S.M.S
Ce gosse finalement vous aime
Good Luck Baby

23 mai 2013

Hommage à Georges Moustaki

 

 Au milieu d'une divine comédie.
Je me retrouve dans un labyrinthe obscur dont la ligne la plus courte n’existe pas.
Je ne sais pas pourquoi.
Je ne trouve pas le sommeil.
Ai-je soif d’infini au milieu du chemin de ma vie ?
La terre est devenue ronde.
Alors comment ne pas tourner en rond ?
Les ombres se font plus intenses, et désormais, la lumière est grise sur la prairie solitaire.
Elle m’interpelle.

Et doucement, je reviens sur mes pensées.
Je ne sais pas pourquoi.
Je reste allongé immobile.
Je ne dis pas un mot.
Je pense à une journée froide d’un temps révolu.
Je ne sais pas pourquoi.
Le ciel est couvert d’un voile de mousseline d’étoiles voyageuses.

Depuis peu, le diable s’habille en ocre rose et noir, et ne réside plus au centre de la terre, mais sur une île volcanique et déserte à l'abri d'un autre temps.
Et par-delà les frontières imaginaires, sachez qu’un courant d’air qui marie une ocre rose d'Italie et une terre noire d'Inde donne naissance à de très beaux violines.
Je sais pourquoi.
Il n’en reste pas moins que le résultat peut être infini selon la conjugaison et la quantité des éléments; quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent; ils se mélangent, malgré la distance qui les sépare.
Je ne sais pas pourquoi.
Et dans toutes ces turbulences terrestres, c’est dans ce chaos d’humilité irréversible, que cette nouvelle couleur violine apparait dans ses plus beaux habits de lumière.

Juste pour dire que dans la nature tout est possible.

Sur le fil mince du temps, tous les dogmes, peurs et fantasmes accumulés, parodiés et initiés par le culte ou la bien-pensante greffe, s’effaceront-ils avec raison ?
Si nous les diluons avec sagesse et amour, avons-nous besoin d’un visionnaire aveugle, d’une loupe ou d'une apocalypse ?

Cette réflexion frappe les façades les plus pâles et les plus noircies de cette grande maison en terre crue sans signes distinctifs.

L’envie d’ouvrir l’immense porte en bronze sculptée vers une divine comédie, pour laisser pénétrer la lumière, me brûle les sens; et par incidence, je cherche la clé dans la poussière d’un sol devenu difficile à fouler librement sans mettre un pied en enfer ou un genou à terre.
Et si la porte s’ouvrait elle nous écrirait cette poésie :

« Sans lumière
Il n’y a pas de couleurs
Sans couleurs
Il n’y a pas de gaietés
Sans gaietés
Il n’y pas d’espoirs
Sans espoirs
Il n’y a plus de vie

La lumière donne tout
Sans discriminations ni oxymore
Bleue ou rouge
Elle ne blesse jamais son ombre
Et ne cherche rien en retour

La lumière dans une lanterne
Ne demande jamais
Si vous êtes un ennemi
Ou un ami
Et ne se renie jamais
Même si la bougie
Parfois vacille
Même si le soleil
Parfois se cache
Même si les étoiles
Parfois ne brillent plus

La lumière ne nous quitte jamais
C’est nous qui la quittons
Donnant tout ce qu’elle peut donner
Alors que l’homme prend tout
Ce qu’il ne peut pas donner
La lumière ne perd jamais
Quant à l’homme
Jamais il n'aura le mot de la fin. »

Et le monde attend les éléments pour voir fleurir l’espérance et se forger la clé des champs.
Le vent finit de laver les nuages gris.
La pluie termine d’éteindre l’enfer.
La neige embellira les cimetières.
Le tonnerre annonce les bonnes nouvelles.

Le soleil nourrit la peau du sol, les arbres des villes et les prairies des campagnes.
Et au milieu de cette divine comédie, j'aperçois un champ de coquelicot, d’amour et de liberté nourrissant mon âme mes rêves.

Au revoir Georges Moustaki...

16 mai 2013

Hommage à Teri Moïse

Teri Moïse
 Les poèmes de Michelle

Michelle veut croire
En l'innocence que sa vie ne permet pas
Si jeune trop mûre
Elle connaît déjà la faim les nuits dures

Elle s'écrit une vie
Pour pouvoir tout changer, changer

Avec ces mots si beaux
Elle voudrait tout changer, changer

Dans les poèmes de Michelle
Les enfants ont des ailes
Pour voler
C'est quand la nuit tombe
Qu'ils deviennent colombes
Pour rêver, rêver

S'enfuir de tout
Le crayon sera sa clef
Les feuilles son issue
Un vers une rime les mots s'unissent pour
Protéger la victime

Il lui faut ces mots
Pour pouvoir tout changer, changer

Avec ces mots si beaux
Elle voudrait tout changer, changer


Teri Moïse


 Et aussi

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Les essayages de la vie

Le bonheur forcé
N’est-il pas de dormir
Avec ses cauchemars

Nécessaire à sa vie
La fille en taffetas
En toile de soie
Défile légèrement
D’un pas brillant et bruissant
Face à l’épreuve
Pour sa première incarnation
Des fils d’or et d’argent
Brodent sa chevelure
Un rouge intense
Nacre la surface de ses lèvres
Ses longs cils noirs
Couronnent son regard
Elle transcende l’assemblée

Avant de s’effacer
Il y a cet inconnu
Au bout de la scène
Avec des fleurs
Il veut les lui offrir
Réveilleront-elles son cœur
Nécessaire à ses rêves

Le bonheur par hasard
N’est-il pas de s’endormir
Avec l’amour de sa vie

James Px. 4.12.12 


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Elle sera passée
De l'ombre à la lumière 
D'un ange à l'autre
Elle s'est suicidée
La vie ne tient qu'à un fil
Il suffit de si peu

C'est pour ça qu'il faut
Résister et vivre
Je crois à la lumière
Au bout du tunnel
Il faut juste connaitre sa pointure
Pour ne pas perdre pied


James Px.  Aujourd'hui

6 avr. 2013

Hommage à Monsieur Papillon

Pouvons-nous être une poule qui pond l'œuf ou une autruche qui plante sa tête dans le sable ; certes bêtes à plumes mais fixées au sol comme nous. Pouvons-nous alors nous mettre une plume pour faire l'avion, sans réaction, juste pour être contemplatif, être un vieux coucou à hélices aux pays des merveilles ! Le tout est de choisir le bon endroit pour faire décoller la colonie des poètes en sursis, sans en perdre en chemin, car la route des airs est sablonneuse et aride. 
Et verrais-je un lac ou est-ce un mirage... 
Et c'est le vol au-dessus d'un lac à la rencontre du troisième type...

C’était le jour du départ sous un grand ciel bleu
Un bleu outremer intense couronnant les montagnes brunes vêtues d’une couverture blanche
A l’horizon une ligne épaisse grise et franche
Annoncerait-elle déjà l’arrivée du mauvais temps au profil inquiet de mes yeux
Je les ferme un instant pour oublier et décolle sans en connaître la raison
Libéré de la gravité je gagne l’apesanteur sans contre-épreuve
Mon corps fait corps avec cet esprit invisible en combinaison
Venu d’ailleurs les bras et les jambes écartés comme l’homme de Vitruve
Je flotte comme la plume d’un cygne à l’aplomb du lac d’Annecy
Serais-je en train de danser à mille pieds le ballet de Tchaïkovski
Lecteur rappelle-toi de la visse aérienne de Léonard de Vinci
Serais-je vu de la terre habillé de cette invention d'un blanc immaculé et toujours en vie
Ou suis-je tout simplement un fou du volant en plein ciel nerveux
Un être à la fois pur tendre léger volatile voluptueux et nuageux
Je ne suis pas Alphonse de Lamartine au bord du lac du Bourget mais un ovni
Croisant pavillon sur JePoème pour mon culte éternel à la poésie
Et d'elle de mon manège romantique et virtuose
Qui ne s’achèvera pas ici en plein vol si j’ose
En névrose
Pour proclamer mon amour fidèle à la chose
Je n'ai plus aucun trouble
Même les pieds dans l’eau
Je les garde sur terre avec mon petit oiseau
Sans appréhender le moindre nouveau trouble serais-je devenu son double

Et il y a l’autre qui lui répond en sourdine
Aujourd’hui beau Papillon c’est fini je t'assassine
Place dent d’Oche
Et il y a moi sans solutions miracles dans mes poches
Je ne vends ni des assurances vie
Ni même des encyclopédies
Sur les mœurs des poètes disparus
J'ai beau t'avoir aimé je ne t'ai pas assez lu
Je suis en peine
Et seul sur cette scène
Je t’adresse ami des mots aimants
Au bord de mes songes et du lac Léman
Un baiser tendre à toi beau Papillon
Sur ce chemin de ronde
Au cœur de ton nouveau monde
A bientôt toi beau Papillon aux yeux marrons

A Alain Papillon

☻/
/▌
/ \...

Textes de -Traveller- (Alain Papillon)


25 mars 2013

Lettre ouverte

A ceux qui veulent un retour de la peine de mort en France.

En France être pour la peine de mort c'est comme remettre en cause le droit à l'avortement ! Ou sommes nous dans la machine à démonter le temps...

En temps de crise, la chose pourrait être efficace dans ce système de tuerie et de vengeance, nous aurions ainsi moins de bouche à nourrir pour notre société mal en point !
Le cynisme étant de rigueur aujourd'hui, alors je propose la chasse à courre où l’homme serait la proie (assassin ou pas, la justice c'est comme l'arbitre, il a toujours raison, c'est ça la démocratie).
Une version Safari royal où chaque assassin ou pas aurait une cote, nous pourrions parier via des bookmakers (Cela existe déjà mais c'est illégal comme le trafic d'organe). Au lieu que le Roi d'Espagne par exemple tue des éléphants, il pourrait s'entraîner sur des assassins ou pas d'enfants, dans le far West Espagnole au milieu du désert de Tabernas. Cela relancerait l’économie local du batiment et de l'automobile, le touriste aime la téléréalité et cette fois en plein air et au soleil. Pour les cadavres, il suffirait de réintroduire quelques rapaces... Ou de les transformer en farines animales pour nos petits délinquants qui sont évidement repérer dès leur plus jeune âge (tu es né Arabe donc tu resteras Arabe je me trompe là)...
Il faut parfois dans la vie prendre des risques...
Il y a une autre possibilité comme la peine capitale de l’exil. Un Kho-Lanta sans retour, oui, envoyer sur une île déserte (presque juste un Tyrannosaurus pour les veillées du soir) l’assassin ou pas où sa survie dépendrait uniquement de lui, il aurait le temps de réfléchir sur ses actes. Et cela couterait moins cher pour la société surtout pour celle de TF1.

Et pendant ce temps fou, j’ai une question : le fait de tuer un assassin ou pas évite t-il les meurtres futurs ?
Je replace ici le discours de Badinter (extrait)
Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n'y aura plus pour notre honte commune, des exécutions furtives, à l'aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées...
Le débat intégral.
http://www.peinedemort.org/document.php?choix=4738Partie 2

Bon appétit mes petits futurs assassins et bourreaux les biens pensants vous admirent dans la mire de leur fusil...


... Une petite question à l'ami(e) qui (re)juge que la peine de mort doit être rétablie en France.

Je tue l'homme qui a violé mon enfant
J'en meurs d'envie
c'est normal et humain
je suis en état de choc
Mais aux yeux de la loi
je suis un meurtrier

Tu es pour ou contre la peine de mort
en cas de meurtre dans ce cas la ?

6 févr. 2013

Dans ce bouquet « there's nothing in it »

En amour on devrait toujours aimer l'autre avant de le connaître... Et le Français adore les langues étrangères !
Et si on commençait à faire quelques exercices Monsieur JK  !
Les abréviations c'est à la mode... Rappelez vous de DSK ou de PPDA ou de NKM ou de MAM et même de NTM !

Échanger... Voilà un verbe essentiel à notre bonheur, la poésie est l'un de ses ambassadeurs et plus si affinité...
« Je vais écrire désormais en Français, au moins le titre, pour espérer apercevoir la lune...»
Il n'y a rien de plus important (There's nothing more)

Même si on ne cherche rien, on finit toujours par trouver quelque chose...
« Les amandiers commencent à fleurir ».
Beaucoup d'histoires pour rien (A fuss about nothing)

La beauté la vraie se cache de peur d'être enlaidie...
« Aujourd'hui, je ne porte pas de culotte. »
C'est tout ou rien (it's all or nothing)

Je n'aimerais pas que ma mémoire soit l’instrument de l’oubli...
« Les mimosas sont en fleurs mais je ne ressens plus rien. »
Qu'est-ce qui ne va pas ? (What's wrong ?)

Pour être entendu il faut crier comme pour dormir il faut fermer les yeux...
« Plus de deux cents viols chaque jour en France »
Il n'y a pas de quoi s'inquiéter (It's nothing to worry about)

Dans ce bouquet : il n'y a rien de vrai là-dedans ( there's nothing in it ) ! Enfin presque...