« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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24 avr. 2012

Je lui poserais bien un lapin


Je lui poserais bien un lapin

La patte de lapin
Est un porte bonheur
Sauf pour le lapin
A la bonne heure
Mais où est le chasseur
Nous a-t-il posé un lapin
Ou est-ce un lapin crétin
Qui attend son heure

2 avr. 2012

La poésie et les morlocks

La peau et tique d’une convulsion
Toque l’onirique d’une nouvelle illusion
Peint à l’huile de palme l’auscultation
D’un démocrate sous perfusion
Expédie sous écoute le colimaçon
D’une grande gueule sans contrefaçon
Sur quelques coups de pinceaux d’un vent d’étoile
Partira-t-elle en poussière ou en chair à voile
Rejoindre l’air sec d’un désert aride anarchique
Ou une île paradisiaque aux caïmans boulimiques

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir

La poésie s’engage dans la rue des apatrides
Le vent apporte ses feuilles dans la pyramide
Arrachées aux arbres de ses terribles vers
Ces feuilles tombent avec un bruit vert
Un bruit de printemps au fond de l’urne
Se complait-elle à la contemplation
Du jeu de son manteau sans fortune
Au frottement de ses douleurs sur son front
Des heurts de la bordure de son cœur
Contre les bas de soie de ses malheurs

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir

Par temps d’orage ou au clair de lune
Relève-t-elle ses jambes pour être contempler
A la lueur d’un feu de clan remonté
A la face molle tournoyante d’un poisson-lune
A l’aveugle mille pattes ou d’un ver luisant
A des hauts royalistes talons rouges méprisants
La poésie n’est pas une catin qui s’achète
Sur un marché côté en bourse sous la couette
Dans le fond obscur sans limite d’une ruelle
Dans une chambre au diaphragme insolite d’un hôtel

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir