« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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Je suis Paris Bruxelles Nice Berlin Afrique Moyen Orient Je suis monde Je suis en vie Je suis ici

4 déc. 2012

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Un homme débarque avec une camisole aux urgences psychiatriques, les mots en cendre, l'esprit violé et dégoulinant de sang, ses vers tuméfiées et la bave aux lèvres.
L'infirmière de service s’exclame :
- Il est vraiment fou ?
- Non ! Il écrit de la poésie depuis plus de deux ans dans un coin... Prosodique.

19 nov. 2012

Sans dessous-dessus : Mes chinoiseries me tuent



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Ce matin en me réveillant une voix impénétrable me chantonne : « Votre conjonctivite morale voit enfin le jour… »  Alors je me dis que cette fois-ci ce n'est pas une fable de la fontaine. Et contre le mur à travers le miroir, je vois le compte à rebours redémarrer. Et pour bien commencer ma journée, j’aimerais dès le départ ne rien comprendre pour apprendre et me reconnaître convaincu.
Mais quand le monde marche sur la tête et rit jaune, l’homme s’agrippe à tout ce qu’il peut le retenir pour lui éviter la fameuse « chute des corps ».
Hier, Francis Bacon la peignait au cœur de sa boucherie picturale,  aujourd’hui Félix le chat sans machine a dépassé le maître, depuis la stratosphère pour une chute libre de 39 km ou 104992 pieds (Pieds droit ou gauche, les mesures sont identiques c'est comme pour la politique Française)…
C’est dingue, alors que ce matin j’ai du mal à mettre un pied parterre pour sortir de mon lit, un mec depuis le ciel a réalisé un exploit pour l’humanité toute entière, Félix Baumgartner dit le Chat sans machine, nous prouve désormais qu’un chat retombe toujours sur ses pattes, simplement en buvant avant le départ du Red Bull et en mangeant quelques millions de dollars ; en moins de 10 minutes sans poussières et après avoir traversé symboliquement le mur du salon aéronautique à plus de 1200km/h, il atterrit  les pieds dans le sable comme s’il revenait de faire pipi depuis sa litière…
Fabuleux ! Avec les pieds secs et sans odeur.

En arrivant au bureau, je demanderai à notre Directeur des sources humaines de changer l’eau des toilettes pour mettre à la place cette boisson énergisante. On finira en bourse avant la fin de l’année ou au pire au paradis si l’on arrête la formule 1 pour faire moins de bruit.
La vraie question ne serait-elle pas de savoir où serions-nous les plus heureux ? Dans les airs, pour regarder l’orange bleu se presser de plus en plus dans la pulpe et les pépins au milieu du pressoir boursier made in Wall-Street ou de le demander au 1500 derniers indiens Sapara d’Equateur ce qu’ils veulent comme dessert, du caoutchouc ou du pétrole ?
Et même si la route est droite, la pente est de plus en plus raide et l’accélération incontrôlable. Car le corps vidé de ses substances vitales comme l’amour et le bonheur pèse désormais trop lourd et la chute inévitable. La cadence de la décadence danse trop vite trop haut trop loin trop fort…
Comme la déforestation, tout le monde en parle, tout le monde dénonce la folie, mais tout le monde continue. Et pourtant personne oseraient jouer à la roulette Russe.

Une fois atterri, je me rase sans me couper ni sans provoquer de gaz à effet de serre, merci Gilette…
Quoique, si l’homme moderne à encore quelques avantages sur l’homme de Tautavel, comme de se raser sans se couper par contre il ne peut plus péter sans le déclarer à Europe Ecologie, le parti vert qui s’occupe de tout sauf de sa couleur.
D’ailleurs Jean-Louis David and Co sont content, ils réaliseront plus de permanentes grâce à l’augmentation du nombre de mariage.
Et j’ai cette phrase de Louis Aragon  « la femme est l'avenir de l'homme » devrait finir par me rassurer…
Je doute, quand je suis constipé, c’est le seul moment où je regrette ne pas être homosexuel.
Et je pense à ma voisine pratiquante, son fils va se marier avec son dentiste, ils vont finir par se bouffer entre eux. Oui je sais, c’est con, mais j’ai abusé de mes invités Chinois hier soir.
C’est mon directeur des ressources humaines qui me les a glissé entre les jambes, à force de boire du Red Bull, il est devenu incontrôlable, il a fini aux urgences, il voulait sauter du toit de l’entreprise avec l’affiche du « chat potté… ». Un cadeau de sa défunte mère.
Revenons à mes petits Chinois, un lundi soir en province il n’y a rien d’ouvert sauf des restaurants asiatiques et leurs aquariums habités par des crabes en plastique, mais je ne pouvais pas les ramener chez eux le ventre vide !
Il fallait bien trouver une solution, j’ai fini après quelque mise en bière à les convier chez moi.
Bref, j’ouvre le placard Ikéa en bois certifié FSC made in Pologne, je n’avais que du riz, et je me dis tout ça pour ça… Oui mais du riz made in France, du Taureau Ailé, le seul riz Français qui n’a pas voulu s’envoler vers une rizière paradisiaque défiscalisée ou plonger dans une friteuse Belge ou de finir condamner dans un coffre en Suisse…
Et pour la sauce, il me restait qu’un fond de boîte de Suzy Wan made in le triangle de Choisy, situé dans le 13e arrondissement de Paris.
Ils ont adorés et nous avons beaucoup ri… A cause des baguettes, c’est tout un art, arriver à manger des grains de riz avec deux brindilles de bois de bambou mâché par un Vietnamien c’est comme aller chercher de l’eau avec une passoire.

Bécassine n’est pas ma copine.

Pourtant le Chinois est pragmatique, au lieu de perdre de l’argent dans les centres d’hébergement ou les commissariats pour chien errant, ils les cuisinent et les mangent, alors le Canigou de mon Chihuahua c’était du caviar. Chez nous le pragmatisme c’est de balancer à la poubelle des tonnes de nourritures et d’ouvrir des centres d’hébergement pour ceux qui n’ont ni poubelle ni maison. Je vous rassure, j’ai deux chiens à la maison et une poubelle vide…

La boite de Suzy Wan avait la même couleur, c’est à cause de ses lampes électroluminescentes à diodes made in China qui détruisent les rivières et éclairent violet, le rouge devient jaune, le marron gris, le blanc violet et ma toile de maître bleue marine une reproduction d’un peintre inconnu du salon devient verte dès que j’allume mon lampadaire tournesol, pourtant il a le marquage CE sur le socle lesté en fil électrique de la SNCF ; cela me rassure car je ne prends jamais de trains fantômes...
Bref, un jour je vais finir par m’habiller d’un blanc immaculé de la tête au pied, pour finir violet à la morgue et pas à la Halle des pieds nickelés, magasin discount où l’on te vend des jeans made in Bangladesh Via China dix euros et du diméthylfumarate gratuitement.

C’est comme ça que l’on signe le lendemain un contrat en béton qui délocalisera notre savoir-faire Français.
Le chinois désormais est vraiment la première puissance mondiale, il véhicule tant d’humanisme ;  il mange toujours du chien qu’il trouve dans la rue pour éviter les épidémies et pour augmenter les rides de Brigitte Bardot ; ils n’arrêtent pas son char pour éviter les démarrages en côtes et de crever la couche d’ozone pour rien ; il construit et pollue proprement des mégapoles sans habitants mais avec des millions de condamner à rêver ; des yeux de poissons pour mieux voir la tête sous l’eau et emprisonnent ceux qui pensent comme nous…
Et pendant ce temps, nous mangeons des cuisses de grenouille halal et des escargots cacher… Et cela ne suffit pas, on est obligé d’ouvrir des restos du cœur dans la rue entre deux Chiche-Kebab.

Peu importe si c'est David ou Goliath qui jettera à l'abbé la pierre, il n'y pas plus de mystère mes frères, le riche restera riche et le pauvre dans la niche.

Gengis Khan  plante sa tente, le nomade des micros trottoirs de la grande prairie de ton bel empire ce soir, il ne te reste plus qu'un tsunami de bitume et un pays en mutation remplit d'amertume…

A suivre.





14 sept. 2012

Quand les porcs auront des plumes



Dieu
Le jour où tu sonneras à ma porte
C'est que je serais déjà parti

Le monde est redevenu fou
Comment croire en toi
Vivre ensemble en paix

Et le salsifis sortant du printemps
La barbe blanche tel un sage
Ne cherche-t-il pas le pouvoir
A travers le sang
Ne voulant pas se tâcher
La pellicule gerbe
La  liberté se cache
La terreur se montre
S’exporte
Le Djihad s’enflamme
Prend les armes
Tire dans le dos de l’innocent
Pour prier sur sa tombe
Pourtant il aimerait défendre les différences
Le pluralisme la diversité
Le guerrier ne tue pas
Il dissuade 
C’est écrit

Quand les porcs auront des plumes
Le soleil embrassera la pluie
Et l'homme sera laïc
Pendant que le Pape jouera au poker
Avec un Rabbin sur un tapis volant
Arbitré sous le ventre d’un Bouddha

3 sept. 2012

La mort subite


Je suis une chatte
Rousse
Pas trop bête
Je miaule je glousse
Un peu parfois
Je crie sur toi
Sur le monde
Et j'inonde
Mon lit
D'envie
Dans tes bras
Là bas
Ici
La nuit
Le jour
Toi mon troubadour
Lâche-moi la grappe
Avant que je ne t'attrape
Pour de bon
Petit con

Aujourd'hui
Je ne suis plus rousse
Et lui
Il à encore la frousse
Toujours là
Tu t'accroches comme un cancrelat
Agrippé aux rideaux
Derrière mon dos
Tu ris
Tu pleures aussi
Tu te touches
Sous la douche
Quand je ne suis pas là
Et ça va
Serais-tu une ***
Pas de bol
Je n'aime que les dures
Enfin
T'as faim
Alors vas me chercher du pain
Mon lapin
Et reviens vite
J'ai une envie d'une mort subite

24 avr. 2012

Je lui poserais bien un lapin


Je lui poserais bien un lapin

La patte de lapin
Est un porte bonheur
Sauf pour le lapin
A la bonne heure
Mais où est le chasseur
Nous a-t-il posé un lapin
Ou est-ce un lapin crétin
Qui attend son heure

2 avr. 2012

La poésie et les morlocks

La peau et tique d’une convulsion
Toque l’onirique d’une nouvelle illusion
Peint à l’huile de palme l’auscultation
D’un démocrate sous perfusion
Expédie sous écoute le colimaçon
D’une grande gueule sans contrefaçon
Sur quelques coups de pinceaux d’un vent d’étoile
Partira-t-elle en poussière ou en chair à voile
Rejoindre l’air sec d’un désert aride anarchique
Ou une île paradisiaque aux caïmans boulimiques

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir

La poésie s’engage dans la rue des apatrides
Le vent apporte ses feuilles dans la pyramide
Arrachées aux arbres de ses terribles vers
Ces feuilles tombent avec un bruit vert
Un bruit de printemps au fond de l’urne
Se complait-elle à la contemplation
Du jeu de son manteau sans fortune
Au frottement de ses douleurs sur son front
Des heurts de la bordure de son cœur
Contre les bas de soie de ses malheurs

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir

Par temps d’orage ou au clair de lune
Relève-t-elle ses jambes pour être contempler
A la lueur d’un feu de clan remonté
A la face molle tournoyante d’un poisson-lune
A l’aveugle mille pattes ou d’un ver luisant
A des hauts royalistes talons rouges méprisants
La poésie n’est pas une catin qui s’achète
Sur un marché côté en bourse sous la couette
Dans le fond obscur sans limite d’une ruelle
Dans une chambre au diaphragme insolite d’un hôtel

Les chiens accros aboient
Les chats tirants tutoient
Et les morlocks dévorent ce soir
Nos dernières fleurs d’espoir

29 mars 2012

C'est du joli

Entre confesse et coco-fesses
C'est du joli
La première de la classe préparatoire
A la conquête du plus beau suppositoire
Après la grande marée d’algues vertes
L’euthanasie a permis d’atomiser ses pertes
Après avoir flirté avec un Hypokhâgne
Elle domine et nique comme Gengis Khan
Les pieds Gay-Lussac du Père Noël sang mère
Danse les poumons plein gaz sans en avoir l’air
Les lunettes rouges au bout du blair
Ne lance-t-elle pas un mea culpa
En direct d’ici ou déjà de Victoria
Je ne suis pas formatée comme les autres caméléons
Finira-t-elle après l’élection
Miss coco-fesses

Et c’est avec délicatesse
Au creux de ses épaules nues
Qu’elle déposera ses plus doux baisers d’ingénue
Bien plus doux que les ailes d'un papillon
Sur le front international des Huns
Et des autres saturnins et politiciens
Elle effleurera du bout de ses doigts
Sa peau de soie plus douce qu’un duvet de Gaulois
Plus parfumée qu’un sachet de thé vert
Dont elle ne peut plus se passer

Et c’est avec délicatesse
Entre confesse et coco-fesses
Au creux des oreilles velues
De ses animaux parvenus
Recouverts de shetland
Qu’elle passera ses vacances en Hollande
Sans la « Corrézienne » battre la campagne
Boire enfin une coupe de champagne
Voir les moulins à vent
Pour humer les saveurs d’un autre temps
Où le blé servait à faire du pain
Et non pas d’élever des impolis techniciens

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Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coin-coïncidence.

Victoria : Capital des Seychelles.
Coco-fesses : Nom de la noix double géante du cocotier de mer.

22 mars 2012

L’alibi s’habille en salsifis

Sur l’autoroute entre Paris et Marseille
Un automate noire avance
Avec un petit garçon
Aux yeux noirs à la Cafétéria
Devant lui une salade bizarre
Innocent il dit à son papa :
« Je n’aime pas les salsifis »
Un homme avec une longue barbe
Sans moustache
Habillé de la djellaba du Prophète Mohamed
Lui répond :
« Un bon salafiste pietiste mange de tout et les salsifis c’est bon pour le transit »
Sûr de lui le petit garçon lui rétorque : « Tant mieux car hier j’ai mangé aussi du salami »
Et si l’habit ne fait pas le moine l’habit fait le salafiste

Pour info
Le plus souvent, le salafiste porte une longue barbe, une calotte et un qamîs qui s’arrête au-dessus des chevilles comme en son temps le prophète Mohamed (VIIe siècle). Sa tenue a pour but de renouer avec les fondements de l’islam originel.
Les salafistes femmes revêtent le jilbâb, un voile ample à large emmanchure et de couleur sombre qui laisse le visage visible, ou bien le niqâb qui ne laisse découverts que les yeux ou encore le sitar qui leur permet de voir sans être vue. Elles peuvent y adjoindre des accessoires de marque, ceinture, sac et chaussures siglées. Porter du Chanel ou du Dior n’est pas en contradiction avec les valeurs religieuses qu’elles défendent…
D’ailleurs, la « mode salafiste » est à l’origine de certaines lignes de vêtements streetwear, comme Billal Wear, qui propose un look hybride entre la tenue islamique traditionnelle et la tenue américanisée hip hop des banlieues (baskets et jean qui laissent visibles les chevilles).

(La salade de salsifis : Préparez dans un saladier une vinaigrette à la moutarde forte. Ajoutez-y un jaune d'œuf dur émietté pour rendre la sauce plus onctueuse. Mélangez les salsifis à la vinaigrette)

12 févr. 2012

Disparition de Whitney Houston

Le meilleur moyen de trouver l’amour est de le donner
Le meilleur moyen de le perdre est de le retenir prisonnier
Le meilleur moyen de le garder est de lui donner des ailes
Serait-ce l'écho d'une métaphore cruelle

4 févr. 2012

Harmonica mon amour


Avec son harmonica
elle fait rêver les gars
au cœur des villes
elle souffle le voile
le blues en duo libre
et ma gorge vibre
d'un plaisir presque cocasse
et le monde passe
sans vraiment porter l'ouïe
mais son harmonie
en ferait rêver plus d'un
elle sait des tas de refrains
Sans aucun doute
et malgré toutes ses belles notes
très peu de pièces d'argent
dans la boite rouge et pourtant
avec son harmonica
elle fait rêver les gars
au cœur des villes
elle souffle le voile
et son charme aigu
dans sa gorge d'artiste de rue
elle a une sombre beauté
qui parle de liberté
et du pays de leurs amours
sous la lumière de ses tours
A Christelle Berthon
http://hadopi.fr/