« Je n’invente rien. Mais j’ai conçu un espace qui s’il n’est pas des plus étonnant me permet d’être au moins plus sincère avec le monde. » James Px.

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Je suis Paris Bruxelles Nice Berlin Afrique Moyen Orient Je suis monde Je suis en vie Je suis ici

15 déc. 2011

Le club Khanin Levi-Strauss


501 basket costard
Guépard Cougar
Anthropolgues Ethnologues Carembar
Cherchent (Wanted) beau Nectar
Entre deux poses cigares

Des jeunes filles de lettres
Ou analphabètes
Des petites vedettes
Si possible muettes
Inadmissible toutes suffragettes

Toilettage à huit-clos comme précaution
Direction le chenille en cas de perquisition
Aller retour en cage par avion
Sans avis de réception
Ni pourboire de compensation

Les petites vedettes
Ainsi font font font
Les petites vedettes
Ainsi font font font
Trois p'tits passes et puis s'en vont

Le train arrière bombé
Sautez sautez
Les petites vedettes
Recommencez
Vous aurez des croquettes

La taille courbée
Tournez tournez
Les petites vedettes
Recommencez
Vous aurez des croquettes

La queue allèchée
Sucez sucez
Les petites vedettes
Recommencez
Vous aurez des croquettes

Les petites vedettes
Ainsi font font font
Les petites vedettes
Ainsi font font font
Trois p'tits passes et puis s'en vont

Sympa tes cigares
Oui avec des Cubains Montecristo il n'y a jamais de Lézard

8 déc. 2011

Tout d'Y. (Nouvelle)

C'est l'histoire d'Y ou d'une maladie d'amour dans un quartier chaud qui finit au bled dans un quartier froid ... Bonjour. Je suis une jeune fille d'origine contrôlée Monsieur Guéant ! (Avec un T comme Tintin ou avec un D comme Débile, on s'en fout, la terre sera toujours ronde n’est-ce pas et la femme l'esclave de sa douceur ? ).
J'ai la vingtaine comme seul horizon; je ne suis pas blonde; je suis brune teinte en blonde car j'habite Marseille ! C'est une tendance qui dure, ma grand-mère et ma mère se déguise de la même manière, seule mon arrière-grand-mère garde ses beaux cheveux corbeau et brillants sous son voile ! C'est comme pour les tatouages et les percings que j'ai abondamment semé sur mon corps entre mes arabesques d'henné dessinées par ma tante. C'est chic et ethnique, je partage un sentiment qui représente un clan et dégage une force, c'est important ce mode de transmission des cultures. Et si c'est un signe de reconnaissance pour moi, c'est aussi un signe de détresse intérieure. Je voulais dire, mais il ne faudra pas le répéter, sinon ils vont me casser la gueule : « mes tatouages fantaisistes sont faux, c'est mon frère qui me donne ses transferts malabar... ». Et je tiens à dire aussi, que je ne suis pas une « cagole ! » juste une jeune femme qui survit dans un quartier chaud, où il faut être au diapason sans faire trop salope mais un peu quand même !
Et je voudrais me sortir de cette spirale infernale qu'est la tristesse et le ridicule, de toute cette merde qui n'est pas moi. Car l'habit ne fait pas le moine et le maquillage le clown ! Je ne suis qu'une jeune femme qui joue à la grande sauterelle, à la « râpeuse de strass ! ». Comme j'aimerai trouver l'âme sœur sans ses frères son père et sa mère sur le dos, comme j'aimerai revoir un père au boulot et une mère au fourneau ! Juste quelqu’un de bien pour me sortir de ce ghetto !

Le temps s'écoule... Je mûris sans arbre sur une branche cachée derrière un vieil écran d'ordinateur. Et si ma mère a repris le balai mon père ne fait rien. Il commence sa retraite...

Et j’ai rêvé d’un asile sans psychiatrie, d’un monde parfait où l’on serait libre au milieu de balles de coton et non de plomb, à l'abri, sous les ailes d'un ange; et, comme racontait mon grand père : « Les Anges ont été créés à partir de la lumière, le djinn a été créé à partir d'un feu pur, et Adam a été créé à partir de ce qui vous a été décrit. ». Et pour moi, seul le désir d'aimer me parcourait les sens.

J'ai une maladie, une tristesse qui dure depuis deux ans et qui me chevauchent l’esprit et le cœur ; tenace et qui me ronge peu à peu comme le fibrome et l’utérus de ma sœur... Encore un malheur qui j'ajoute !
Deux ans c'est long. Je sèche comme la chair anorexique de ma copine et grossis comme Bobos le fils du marchant de kebab et de mouches !

Tout démarre d'une histoire d'amour. C'était mon rayon de soleil au milieu de ma misère quotidienne. C'est un garçon merveilleux. De mon âge, ambitieux, intelligent, d'une famille relativement aisée. Je le trouve parfait. Moi, je suis d'un tempérament un peu triste, introverti. Lui n'a pas peur de parler de ses sentiments. Je préfère le faire à l'écrit. Parfois c'est grinçant, car je parle surtout de mes craintes, de mes chagrins. Des blogs dont il a connaissance, et qu'il a du mal à accepter. Pourtant j'écris encore... Nous nous entendons bien, nous nous aimons, ça ne fait aucun doute !

Mon rêve se poursuit dans les méandres de mes nuits… Le temps s'écoule... J'aime sous l'arbre un ange sur une couverture dénudée.

L'ange passe, un choc ! J'apprends que je suis enceinte. Je lui annonce... La réponse est sans appel : « Et tu penses faire quoi ? ». Là c'est la descente aux enfers qui commence... Evidement j'avorte. Hors de question que je le garde... Nous ne travaillons pas, nous habitons chacun chez nos parents qui ne se connaissent pas. Nos familles d’origines ne sont pas compatibles ! Lui, doit terminer des études de haut niveau. Je sens comme une pression de la "belle famille"... Si je ne le fais pas ça sera le drame. Alors je le fais... Et le remord et l'amertume s'emparent de moi. Nous n'avons pas réfléchie une seule fois à une autre solution que l'IVG. Il est clair que personne n'en voulait de ce bébé. Sauf moi ! C’était mon sauveur… Mon ange libérateur !

Le rêve s’achève…

Quelques semaines se sont écoulées. Je ne rêve plus. Rien ne va plus entre nous... Moi je doute de tout. Jusqu'à sa fidélité... Je deviens intrusive et suspicieuse... Lui ne me fait aucun cadeau. Il est rude... Je fuis...
Nous faisons un break. Nous décidons de garder contact et de se rester fidèle. C'est même lui qu'il me l'a demandé...
J'écris toujours. C'est de plus en plus grinçant. Je me complais à faire des pamphlets sur les hommes en général. Lui y vois des attaques personnelles... Ce n'est pas le cas...
Il me quitte au bout de deux mois, me disant qu'il ne m'aime plus. Il m'insulte de tous les noms, me dis que je suis folle, j'ai besoin de me faire soigner ! Il me dit que je peux bien crever, que je suis une bonne à rien, que je rate tout, même mes études... C'est probable, il ne parlait pas de moi à ses amis... Tous des futurs médecins, experts comptables et compagnie...

A travers ses paroles c'est sa mère qui prend le relais . Elle finit de m'achever, pense que j'ai détruit son fils, et me menace de main courante !

Un an environ s'est écoulé depuis. Et je pleure toujours. Je l'aime toujours. Il a été l'amour de ma vie... Je n'ai plus jamais eu de nouvelle... Et j'essaye d'en avoir désespérément.
Je passe des heures parfois sur le net à essayer de retrouver une trace de lui, à essayer de savoir ce qu'il devient. Sans le contacter pour autant. Je sais simplement qu'il s'est réinscrit sur le site de rencontre sur lequel on s'est rencontré... Moi je m'invente une vie depuis sur mes blogs, mon site copain d'avant « En couple, en ménage et heureuse». Dans l'espoir qu'il le voit... Que ça lui fasse du mal. Seulement le temps passe. Et je crois que lui m'a tout bonnement oublié... Depuis un moment déjà...
Tout est devenu difficile. Ma vie, mes études, mon quotidien. Je suis toujours dans ce quartier où le vent souffle toujours sur les mêmes imbéciles et amours.
Je ne pense qu’à lui, je ne rêve que de lui. Je le vois revenir toutes les nuits. C'est un combat de tous les jours. Je n'ai plus envie de rien, ni de manger, ni de m'habiller, mon année scolaire est un fiasco et mon père me frappe mon frère m’interdit de sortir…
Et heureusement qu’ils ne savent pas tout !
Comment me sortir de là. Je prépare mes études à domicile, ce qui me rend encore plus vulnérable. Je ne vois personne. Hormis lui, dans ma tête.
Combien de temps pour guérir d'un chagrin d'amour ? J'espère trouver de l'aide, car je n'en peux plus. Je suis toute jeune, et j'ai l'impression de porter déjà tant de chagrin sur mes petites épaules !
Un jour je reçois une photo. Le flou de cette photo me fait penser à une vieille photo de quelqu'un de connu d'une beauté troublante !
Je parlerai plus du grain de la photo comme celle de sa peau ; et je l'imagine ouatée très beau, onctueuse comme un tapis de neige fraîche aux cristaux tièdes qui fondent sous ma couverture, mais je ne le connais pas. Sans doute à cause de cette noirceur qui a bercé mon cœur depuis tout petite dans ce monde de brut et de cet amour perdu, je suis devenu aussi sèche que son os.
Ah ! Comme j'aimerais bien rentrer dans le cadre, ce qui m’éblouirait mes pensées les plus folles et douces car tu es vraiment beau mon ange !
Je baisse les stores gris de ma chambre, c’est l’heure de partir… Vers cet homme que je ne connais pas !

A tout d'Y.